Sur les traces de l’oreille coupée de Van Gogh et six autres sorties

Envie d’en savoir plus sur un des plus grands mystères de l’art? Rendez-vous samedi à Wasmes pour une conférence qui s’annonce passionnante. Van Gogh vous laisse de marbre? On vous propose cinq autres sorties dans le Cœur du Hainaut.

Ugo Petropoulos
Sur les traces de l’oreille coupée de Van Gogh et six autres sorties
Dans quelles circonstances Van Gogh s’est coupé l’oreille? Une historienne a mené l’enquête

Ce week-end, on aura l’occasion de se sentir moins bête. Comment? En assistant à Wasmes à une conférence exceptionnelle intitulée «L’oreille de Van Gogh», qui sera donnée par Bernadette Murphy. Cette historienne de l’art britannique vit depuis une trentaine d’années dans le sud de la France et elle s’est interrogée sur un événement singulier qui s’est produit dans cette région: que s’est-il passé à Arles cette fameuse nuit du 23 décembre 1888 où Vincent Van Gogh s’est tranché l’oreille?

Pendant près de cent trente ans, la nature de sa blessure et les raisons de son geste ont divisé les spécialistes. Le mystère est d’autant plus grand qu’à la suite de cet épisode tragique, la famille du peintre détruisit certains documents compromettants. Depuis, en l’absence d’éléments tangibles, des générations de chercheurs ont échafaudé des théories sur le déroulement des faits.

Mais que s’est-il passé réellement? Van Gogh s’est-il tranché l’oreille entière ou uniquement le lobe? Que révèle cette automutilation sur son état mental? Pour tenter de comprendre, Bernadette Murphy a mené l’enquête. Elle a été de musées en salles d’archives, et a cherché là où personne n’avait jamais songé à chercher.

Un rapport d’enquête publié

Le résultat de ces 7 ans d’enquête a été publié fin 2017 sous le titre «L’Oreille de Van Gogh», paru chez Actes Sud. Depuis, l’historienne donne des conférences un peu partout sur les circonstances de cette enquête qui s’appuie sur l’œuvre et la correspondance de Van Gogh et qui déconstruit certains mythes.

Ce samedi 2 février, c’est à Wasmes qu’elle expliquera tout. Wasmes, c’est là où le Van Gogh peintre est né. Alors missionnaire protestant, il y découvrit brutalement les conditions de vie des populations vivant dans les charbonnages. Rendez-vous à la bien nommée salle Van Gogh pour récolter de la matière afin de briller au prochain dîner de famille.

Où et quand? Le samedi 2 février 2019 à 20 heures à la Salle Van Gogh, rue du Pont d'Arcole 14 à Wasmes. Si la conférence est gratuite, il est recommandé de réserver au 065 88 74 88 ou cccolfontaine@hotmail.com.

Exceptionnellement, la Maison Van Gogh ouvrira ses portes de 19 à 20 heures.

Ravachol au temps des Gilets jaunes

Sur les traces de l’oreille coupée de Van Gogh et six autres sorties
©Gilles Barez

En wallon, le terme Ravachol a une conotation dénigrante et renvoie à la marginalité. Dans le Borinage, l’expression «Qué Ravachol esti-là» veut grosso modo dire «quel débile». Il désigne le bagarreur, le marginal qui mettra le bazar.

Derrière ce terme, il y a un homme: François Claudius Koëningstein, dit Ravachol. Un homme qui a enchaîné les métiers et subi les brimades avant de devenir anarchiste et poseur de bombes. Il finit décapité sous la guillotine. Ce personnage a inspiré le metteur en scène montois Alex Cornil pour sa nouvelle pièce intitulée Cultivez votre colère.

Cornil se rend compte que la colère de Ravachol n’est pas très éloignée de la sienne, mais plutôt que de poser des bombes, il choisit d’écrire. «Faire du théâtre est un moyen de contenir la violence en soi. J’ai très souvent envie d’arrêter d’être dans la bienveillance, dans la nuance, dans l’empathie. Quand on a l’impression de ne pas être écouté, on a envie de taper un grand coup pour être entendu.J’écris pour ne pas devenir comme Ravachol.»

Le résultat: une pièce sans concession décrite comme un thriller. Cette création 100% belge made in Mons est à découvrir à la Maison Folie. Et l’occasion de se rappeler, à l’heure des Gilets jaunes, que l’histoire est un éternel recommencement...

Où? Maison Folie, rue des Arbalestriers, Mons. Quand? Du 1er février au 9 février (sauf le 4) à 20 h. Infos: surmars.be

Les 30 ans du New Beat’s Band

Cela fait déjà 30 ans que le New Beat’s Band fait swinguer le pays de Mons-Borinage. Composé de 17 musiciens, deux chanteurs, un chef d’orchestre et deux techniciens, il n’a pas usurpé l’appellation de «big band».

Le répertoire du groupe démarre du blues au jazz rock en passant par le swing, le bebop, le rock, le funk, la bossa nova, la salsa, les standards de la variété française et américaine. En vrac, s’y retrouvent Frank Sinatra, Michael Bublé, Charles Aznavour, Michel Jonasz, John Miles, Claude Nougaro, Nat King Cole, Ella Fitzgerald, Bessie Smith, Dinah Washington, Nathalie Cool, Norah Jones…

L’orchestre s’est produit partout en Belgique, mais aussi en France, en Allemagne et en Tchéquie. Mais ses 30 ans, c’est au cœur du Borinage qu’il les célèbrera, à la salle Allard l’Olivier de l’Hôtel de ville de Quaregnon ces 2 et 3 février pour un concert en forme de best of.

Où? Hôtel de ville de Quaregnon, Grand Place. Infos et réservations: nbbreservation@gmail.com. Tel: 0478 02 58 02.

Venise et carnaval

Le photographe ghlinois Stefano Petrella a eu l’occasion de réaliser plusieurs séances photos à Venise, parfois dans certains endroits où les shootings ne sont que rarement autorisés. Associé avec la costumière vénitienne Flavia Castello, il reconstitue Venise en mode carnaval.

Particularité de l’exposition qui se déroule ce samedi à Maisières: elle est accessible aux malvoyants. Un certain nombre de photos ont été réalisées de manière telle qu’elles peuvent être ressenties par le toucher.

Diverses activités animeront l’expo: festin italien, défilé de tenues vénitiennes ou encore un marché artisanal et culinaire italien

Quand? Les 2 et 3 février, de 10 h à 18 h. Où? Salle Calva, Cité Des Espinois 7020 Maisières.

Infos: 0493 561303 ou page Facebook de l'événement

Visite réelle et virtuelle à Mariemont

Il y a toujours quelque chose à faire au musée de Mariemont. Ce dimanche, le musée propose de tester la réalité virtuelle à partir de ses collections permanentes. Petit rappel: en 2015, Mariemont accueillait la première édition belge de Museomix.

L’objectif était de réinventer la médiation au musée grâce aux nouvelles technologies. Codeurs, designers, créatifs, passionnés de musées pouvaient croiser leurs réflexions et leurs compétences autour des collections, jouant de leurs talents pour fabriquer des prototypes interactifs que les visiteurs pourront tester.

Parmi ces prototypes se trouvait un dispositif mettant à l’honneur la momie égyptienne de Hor. Le Musée a décidé de le reprendre et de développer cet outil, baptisé Momix.

Par le biais de la réalité virtuelle, le visiteur est invité à se téléporter en Égypte ancienne, dans une tente d’embaumement. Il y rencontre Anubis, dieu égyptien de la momification, qu’il devra assister dans la réalisation de la momie de Hor. Les différents objets nécessaires (vases canopes, amulettes, cercueil…) ont été créés sur base des objets présentés en vitrine au musée.

Le personnel du musée sera présent de façon à aiguiller le visiteur et à l’aider à enfiler casque et manettes nécessaires à l’aventure. Pendant que le joueur, devenu l’espace d’un instant l’aide d’Anubis, est transporté en Égypte ancienne, les autres visiteurs peuvent suivre les opérations sur un écran situé à proximité.

Où? Musée royal de Mariemont. Quand? le 3 février de 14 h à 16 h. Informations auprès de l'accueil du Musée: 064 27 37 41 ou via accueil@mariemont.be.

Choc d’improvisation à Jemappes

On ne sait jamais prévoir ce qu’il va se passer à un match d’impro, c’est d’ailleurs tout l’intérêt de la discipline. Ce samedi 2 février, la compagnie FMR de Jemappes vous invite à assister à une rencontre d’improvisation en format ‘match’entre les FMR et une équipe invitée par leurs soins.

Ce format est très apprécié du public puisqu’il s’agit d’un spectacle interactif où l’avis des spectateurs entre en ligne de compte. Ce sont en effet les votes du public qui déterminent l’équipe gagnante.

Où? Espace Ind 29, Rue du Marché 7012 Jemappes. Quand? Le 2 février. Infos: 0491108753 – compagniefmr.com.

Autour du bijou au château

La confection de bijoux n’est plus uniquement du ressort des orfèvres. Les designers s’en sont emparés grâce aux nouvelles technologies. Depuis octobre, le château de Seneffe propose une exposition consacrée à Bernard François. Ce designer crée des œuvres avant-gardistes colorées utilisant des techniques issues de l’univers industriel et technologique.

Bernard François a repensé le langage du bijou, devenu objet d’expression et de création à part entière. À ses yeux, le bijou demande le même travail d’équilibre des volumes et des formes qu’une sculpture.

En tant que créateur de bijoux contemporains, il se tourne vers de nouvelles associations de matières, principalement l’acier, le plexiglas, le plastique réfléchissant, l’aluminium, voire même le titane. Ses créations partent en général d’un graphisme qu’il peut décliner dans ses objets-sculptures mais également en sculptures – textiles, sérigraphies… Il privilégie l’image technologique et aime le travail de précision dans les découpes au laser.

Envie d’en savoir plus? Rendez-vous au château de Seneffe jusqu’au 31 mars.

Où? Château de Seneffe, Rue Plasman 7-9 7180 Seneffe. Du mardi au dimanche de 10h à 18 h.