Les techniciennes de surface de l’administration communale de La Louvière en colère : “On veut du respect pour notre travail !” (Vidéo)

Ce mardi, elles étaient une quarantaine à manifester devant la commune pour espérer se faire entendre par les autorités.

Thomas Donfut
Les techniciennes de surface de l'administration communale de L Louvière sont en colère et l'ont fait savoir.
Les techniciennes de surface de l'administration communale de L Louvière sont en colère et l'ont fait savoir. ©Thomas Donfut

Ces derniers mois ont été rudes pour les 150 techniciennes de surface de l’administration communale. Après avoir franchi la douloureuse étape de la pandémie qui a modifié, probablement à jamais, leurs habitudes de travail, elles ont dû faire face à un changement de direction qui n’a pas été très simple à gérer. “À plusieurs reprises ces derniers mois, on nous a bien signifié que nous n’étions rien, que nous ne valions rien”, nous explique Jocelyne qui arbore un calicot montrant une chaussure les écraser littéralement, comme si elles étaient des cafards. “On revendique plus de respect pour le métier ingrat que nous exerçons. Durant le covid, nous avons toujours été présentes, pas de télétravail possible pour nous, et comme remerciement aujourd’hui, on nous met en dessous des pieds. C’est inacceptable et c’est pour cela que nous manifestons ce lundi matin. On espère que notre action pourra éveiller les consciences de la part des autorités et que la personne en question soit un peu remise à sa place.”

Rebecca, quant à elle, dénonce une surcharge de travail et un manque d’effectif récurrent. “Il arrive parfois que, à deux, nous devions faire le travail de sept personnes”, explique celle qui travaille comme technicienne de surface à la commune depuis 10 ans. “Les personnes qui s’en vont ne sont pas remplacées et il suffit qu’il y ait une ou deux absentes pour maladie pour que ça parte en vrille. Or, quand on doit travailler pour deux ou trois personnes, on se fatigue plus vite et donc, on se blesse ou on tombe malade. Durant notre temps de travail, on nous demande de travailler plus, ce qui n’est pas normal. Ce qu’on attend de cette manifestation, c’est une meilleure considération de notre travail et qu’on nous donne plus de moyens pour effectuer les tâches que l’on nous demande.

Elles ne veulent plus être considérées comme des cafards que l'on peut écraser.
Elles ne veulent plus être considérées comme des cafards que l'on peut écraser. ©Thomas Donfut

À l’issue de la manifestation, l’échevine des Ressources Humaines Françoise Ghiot ainsi que le directeur général adjoint ont rencontré la délégation de 50 personnes pour tenter de les rassurer. Une réunion qui semble avoir été positive d’après Calogero Morina, délégué CGSP à la VIlle de La Louvière : “Des pistes ont été envisagées pour améliorer le quotidien des techniciennes de surface comme des investissements en termes de matériel qui ont été promis mais aussi de trouver des solutions du point de vue des ressources humaines. Au niveau du management, ce sera aux autorités de prendre des mesures. Ce qui est certain, c’est que les techniciennes de surface veulent du changement. Elles savent que cela ne se fera pas du jour au lendemain et elles se montreront patientes jusqu’à un certain point c’est pourquoi le préavis de grève sera maintenu jusqu’au 31 mars. Et si jamais la situation ne s’améliore pas pour elles, nous sommes prêts à durcir le mouvement avec l’aide des autres affiliés CGSP de la Ville.

Les manifestants sont entrés au sein de l'administration communale pour manifester leur mécontentement.
Les manifestants sont entrés au sein de l'administration communale pour manifester leur mécontentement. ©Thomas Donfut
L'échevine Françoise Ghiot et le directeur général adjoint ont écouté les manifestantes durant une heure.
L'échevine Françoise Ghiot et le directeur général adjoint (à l'arrière) ont écouté les manifestantes durant une heure. ©Thomas Donfut
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