La crise énergétique cause aussi des tracas au Point d’Eau de La Louvière : “On n’a pas attendu la crise pour agir”

Des dispositifs ont été mis en place et des études sont en cours pour diminuer la consommation d’eau et d’énergie de la piscine.

Thomas Donfut
POINT D'EAU LA LOUVIERE
POINT D'EAU LA LOUVIERE ©AVPRESS

Une piscine olympique, des toboggans, un espace relax, une piscine à vagues… Tout cela est très énergivore et représente un budget conséquent pour un espace aquatique. “En temps normal, notre budget énergie représente à peu près 15 % du budget total de la piscine mais avec l’explosion des coûts de l’énergie, on va certainement passer à 40 %”, nous a confié Katy Dardenne, directrice du Point d’Eau. “Cela dit, nous n’avons pas attendu la crise énergétique pour mettre en place des dispositifs qui nous permettraient d’économiser de l’énergie.

Depuis le mois d’août, un déchloraminateur est ainsi fonctionnel. Il s’agit d’un système qui permet de limiter l’apport d’eau fraîche dans la piscine et donc, de diminuer également le chauffage nécessaire. “En moyenne, ce système nous permet d’économiser 30 litres d’eau par nageur et par jour, soit de quoi réaliser de belles économies vu le nombre de personnes qui fréquentent le Point d’Eau au quotidien. De l’eau que nous ne devons pas non plus chauffer donc l’avantage est double.

Le placement de lampes LED qui sera effectué durant la période bisannuelle de fermeture, pour raisons techniques, de la piscine en janvier 2023, permettra probablement de diminuer la note. “Contrairement à ce que l’on peut croire, on ne peut pas éteindre les lampes qui se trouvent dans l’enceinte de la piscine même en journée”, continue Pascal Leroy, président du conseil d’administration. “Certes, cela nous permettrait d’économiser de l’électricité mais cela irait à l’encontre de la sécurité des nageurs. Si on laisse la lumière uniquement la lumière naturelle, cela pourrait donner lieu à des reflets sur l’eau qui ne permettraient pas une vision optimale pour les maîtres-nageurs.”

"On ne peut pas faire ça car il s’agit d’une piscine olympique où les nageurs de haut niveau côtoient les citoyens lambdas"

Autre mesure impossible à mettre en place au Point d’Eau, la baisse de température de l’eau comme ce sera le cas à Binche lors de la réouverture imminente de la piscine. “On ne peut pas faire ça car il s’agit d’une piscine olympique où les nageurs de haut niveau côtoient les citoyens lambdas”, reprend Katy Dardenne. “La température de l’eau du bassin principal a été fixée à 27,5° de manière à contenter tout le monde et on n’en changera pas. Il s’agit d’une température idéale pour ceux qui s’entraînent à haute densité.

Bientôt des panneaux photovoltaïques ?

Et à Pascal Leroy de renchérir concernant les mesures qui pourraient être prises à l’avenir : “comme pour tous les bâtiments communaux, une étude de faisabilité concernant le placement de panneaux photovoltaïques est par exemple en cours. Nous avons également placé toute une série de capteurs aux quatre coins de la piscine qui sont destinés à analyser les éventuelles pertes d’énergie.

“Mais cela n’a rien à voir avec la crise énergétique”

Ces derniers mois, il est arrivé plusieurs fois que l’espace ludique soit fermé plus souvent que de coutume, notamment le samedi. “Mais cela n’a rien à voir avec la crise énergétique”, nous assure Katy Dardenne. “Il s’agit plutôt d’un manque d’effectif constant depuis la crise sanitaire qui n’a pas permis à de nombreux surveillants potentiels de passer les brevets requis. Il s’agit de personnel “en extra”, des étudiants par exemple, qui nous aident à surveiller notamment la zone ludique lors des jours d’affluence. Ce personnel typique est en pénurie actuellement et nous espérons que tout rentrera dans l’ordre prochainement.

Par contre, c'était difficilement évitable, la crise énergétique liée à l'indexation salariale importante en 2023 aura des conséquences sur la grille tarifaire de la piscine dès la réouverture prévue fin janvier. "Une augmentation qui ne sera pas proportionnelle à celle des coûts de l'énergie cela dit", rassure Pascal Leroy.

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