Sa fille droguée à son insu à La Louvière, elle veut plus de sécurité: "La Ville pourrait mettre en place des mesures lors de grands événements"

La citoyenne a fait part de toute son inquiétude en interpellant le Collège communal de La Louvière quant au sentiment d’insécurité qui peut toucher les jeunes Louviérois mais aussi leurs parents.

Thomas Donfut
Les faits se sont déroulés lors d'une soirée à La Louvière-Plage.
Les faits se sont déroulés lors d'une soirée à La Louvière-Plage. ©U.P/Capture Youtube

Angela Rosamilla est une maman solo louviéroise de deux enfants de 18 et 12 ans. En août dernier, sa fille avait été droguée à son insu lors d’une soirée à La Louvière-Plage. Ce mardi soir, lors du conseil communal, elle a interpellé le Collège. "Avec d’autres mamans inquiètes, nous nous questionnons sur les moyens que la commune pourrait mettre en œuvre pour prévenir de ce sentiment d’insécurité qui touche nos jeunes", a déclaré la Louviéroise. "Nous suggérons notamment une campagne toute boîte de prévention à ces agissements mais aussi la présence de stewards de rue lors de grands événements et une bonne collaboration entre ces derniers, la police et les hôpitaux. Tout cela pour permettre aux citoyens de se sentir plus en sécurité. J’ai reçu de nombreux témoignages de jeunes filles qui n’osent pas porter plainte à la police par crainte de ne pas être crues ou par peur de représailles. Et dans le cas de ma fille, elle a été renvoyée de l’hôpital à la police… "

C’est Eddy Maillet qui a pris la parole pour répondre aux inquiétudes d’Angela Rosamilla. "Suite à l’analyse des statistiques de cette problématique complexe, un seul fait de drogue à l’insu d’un tiers a été constaté en 2022 à La Louvière et on parle de cinq à six faits rapportés dans le Hainaut par année", a indiqué le chef de corps de la zone de police de La Louvière. "Cela dit il est vrai que toute personne victime de tels faits se retrouve dans une certaine forme d’impasse, de vide juridique, si effectivement elle a été droguée et qu’aucun autre fait grave comme un viol ou un vol n’est survenu. Car le policier qui reçoit ce genre de plainte n’est pas contraint, actuellement, de reporter les faits à un magistrat. Cela peut provoquer parfois ce genre d’imbroglio qu’a connu la victime dans ce cas-ci."

La difficulté aussi, c’est de trouver la substance qui a été ingérée. "Le médecin qui va faire une prise de sang est limité dans les choix qu’il pose lors de l’examen…"