"Va pourrir en enfer": déferlement de haine après le drame de Strépy-Bracquegnies

Un flot de réactions a submergé les réseaux sociaux des présumés responsables du massacre du carnaval.

U.P.
"Va pourrir en enfer": déferlement de haine après le drame de Strépy-Bracquegnies

Dès que le nom des occupants du véhicule qui a causé le carnage de Strépy a été révélé, un déferlement de colère s’est abattu sur les réseaux sociaux, notamment sur le profil du chauffard présumé, “Enfant de p… Va pourrir en enfer”, “il mérite de crever”, “j’espère qu’ils te régleront ton compte”…Ces propos que l’on trouve à la pelle illustrent la colère autour d’un drame où auteurs et victimes d’un drame se côtoyaient, voire étaient voisins.

Le bourgmestre de La Louvière Jacques Gobert faisait part de ce phénomène sur les ondes de La Première. “La colère monte évidemment. Ces personnes sont connues dans le quartier, dans la ville… La situation va être difficile à gérer.” Et d’espérer que “si des sanctions sur le plan judiciaire sont prises”, elles le soient “de manière tout à fait proportionnée” avec le sentiment “que la justice a bien fait son travail. Ce sera déterminant quant au fait qu’il y a déjà des velléités de représailles qui ont été exprimées. Si le sentiment d’impunité est établi, ce serait difficile à gérer.”

La police de La Louvière est attentive aux réactions. “Ce déferlement de haine, c’est habituel dans ce genre de situation. C’est souvent un épiphénomène, où la vague finit par redescendre”, indique Cristina Iacono, responsable communication. “Nous y sommes actuellement attentifs, mais actuellement aucune mesure n’est prise. Les familles (des deux auteurs présumés NdlR) n’ont pas fait appel à nos services, nous sommes donc dans une position ‘wait and see’”. Et de regretter que la diffusion des noms et photos des auteurs présumés alimente ces réactions de haine, qui débordent également sur leur famille.

"Tout le monde a un peu sa responsabilité. Quand des photos et des noms sont diffusés dans les médias et sur les réseaux sociaux, ce genre de phénomènes est inévitable. C'est un peu le revers du tout à l'info. Je comprends le besoin et que les faits sont horribles. Mais cela vaut-il la peine de diffuser ces photos un peu partout, alors que l'enquête ne fait que commencer?"