"Les ramassages sont censés être sécurisés"

"Toutes les dispositions en matière de sécurité sont prises lors des ramassages de gilles, mais le risque zéro n’existe pas." Géraud Tassignon est membre de la société des Boute-en-train de La Louvière, où le carnaval sera organisé le week-end prochain.

Arnaud Farr
"Les ramassages sont censés être sécurisés"
©BELGA / NICOLAS MAETERLINCK

Il détaille les spécificités du ramassage, qui lance chaque année les festivités. "Chaque société de gilles organise son ramassage dès l'aube. Le départ est généralement donné vers 4h du matin, en fonction du nombre de personnes à aller chercher. Les gilles se rassemblent progressivement de maison en maison. Ils boivent un verre au domicile de chaque participant avant de converger, à pied et accompagnés des tambours, vers le siège central de la société. Au sein de ma société, nous sommes 200 gilles qui viennent de différents endroits du centre de La Louvière. On se rassemble bien souvent accompagné de nos proches, on peut facilement retrouver 120 personnes", précise Géraud. Lorsque les gilles arrivent dans le centre-ville, celui-ci est bloqué à la circulation automobile avec une présence policière importante pour éviter toute intrusion. Mais lorsque les ramassages sont organisés en périphérie, comme ce fut le cas ici, la situation est différente. "Il règne dans la région une réelle culture des carnavals qui sont organisés depuis plus de 150 ans. les personnes sont donc au courant des spécificités de ce type d'événement folkloriques et savent à quoi s'en tenir. Un signaleur bien visible est censé être présent pour encadrer les groupements de personnes. De plus, les gilles sont entourés de leurs proches, ils constituent donc une masse importante de personnes qui sont bien visibles, même si les ramassages ont lieu très tôt. Je pense que le maximum est fait en termes de sécurité à partir du moment où la circulation est bloquée. Certaines entités interdisent également les spiritueux pour éviter les déboires alcoolisés. Mais le risque zéro n'existe pas et on ne peut pas fermer l'entièreté de la ville sous prétexte que quelques gilles sont de sortie."