6 morts au carnaval de Strépy-Bracquegnies: 2 personnes interpellées, la piste terroriste pas privilégiée

Deux personnes se trouvaient à l’intérieur de la voiture qui a foncé dans la foule au carnaval de Strépy ce dimanche. Elles ont été interpellées. Elles ne sont pas connues des autorités judiciaires pour des faits similaires.

6 morts au carnaval de Strépy-Bracquegnies: 2 personnes interpellées, la piste terroriste pas privilégiée
©BELGA / STRINGER

Le substitut Damien Verheyen a déclaré, lors de la conférence de presse, "qu' en l'état actuel de l'enquête, l'on sait qu'un véhicule a foncé dans un groupe de ramassage et que l'on déplore 6 décès, 26 blessés à des stades divers, et 10 personnes dont les jours sont actuellement en danger". Une des victimes est Fred Cicero, directeur de la RUS Binche.

Et le substitut du procureur d’ajouter: "La voiture était occupée par deux personnes qui ont été interpellées, respectivement nées en 1988 et 1990, originaires toutes les deux de La Louvière. Dès que le parquet du Procureur du Roi a été avisé de ses faits, un juge d’instruction a été saisi du chef de meurtre. Divers devoirs ont déjà été exécutés et notamment la descente sur les lieux des autorités judiciaires à savoir le parquet du procureur du roi, et un juge d’instruction ainsi que le laboratoire de la police judiciaire fédérale, un expert automobile et un médecin légiste. Les deux personnes interpellées n’ont pas encore été auditionnées. Elles ne sont pas connues des autorités judiciaires pour des faits similaires. Divers devoirs devront encore être réalisés dans le cadre de cette enquête pour faire la lumière sur ce drame et notamment une reconstitution qui permettra d’établir le trajet exact du véhicule et éventuellement de déterminer le mobile de l’auteur ou des auteurs".

Le parquet, pour l’heure, ne confirme pas la rumeur faisant état d’un ralentissement du véhicule avant d’accélérer en direction de la foule. "Comme je l’ai dit, un expert en roulage est descendu sur les lieux. Évidemment, il lui reviendra d’effectuer tous les relevés utiles pour établir les circonstances dans lesquelles les faits se sont produits. Et effectivement, il est prématuré de rentrer dans le détail à l’heure actuelle. Ce que je tiens toutefois à signaler, faisant suite à l’info parue dans certains médias, c’est qu’à l’heure actuelle, aucun élément de l’enquête ne permet de penser que ces faits surviennent suite à une course-poursuite avec la police. Il n’y a pas eu de course poursuite et la police n’a été avisée des faits que postérieurement."

Et Damien Verheyen de conclure: "Dans l’état actuel de l’enquête, la piste terroriste n’est pas privilégiée."