Centre: la hausse du prix des denrées impacte durement les friteries

Les frituristes du Centre tentent tant bien que mal de ne pas répercuter ces augmentations sur leur clientèle.

E.M.
Centre: la hausse du prix des denrées impacte durement les friteries

Après la pandémie de covid-19 et les fermetures à répétition, les commerces doivent faire face à une série d'augmentations depuis plusieurs mois. Gaz, électricité, huile, sauces, ... les charges deviennent toujours plus lourdes pour les commerçants et notamment les propriétaires de friteries.

"Il y a un impact de toutes ces augmentations sur les factures que nous recevons: "augmentation de Vandemoortele"; "augmentation de Mora", augmentation de ceci ou cela, ...", explique le propriétaire de la Friterie de la Gare à Braine-le-Comte. "Il n'y a pas que l’huile et l’électricité, il y a aussi les boissons. Par exemple, le bac de Jupiler a pris presque 2 euros sur un an. Vraiment tout est concerné. J’ai 6 étudiants qui ont été augmentés de 40 centimes de l’heure, ce qui me revient à 90€ par mois. Les augmentations sont impressionnantes".

Même constat du côté de La Hestre où à force de s'accumuler, les augmentations des prix pèsent toujours plus chaque mois. "Nous sommes déjà presque à 2000 euros par mois de gaz et d'électricité. Si cela augmente encore, nous allons devoir augmenter le prix de deux ou trois petites choses", explique le patron de la friterie Star Frites. "Ce n'est pas que les prix augmentent d'un coup, une fois la sauce andalouse augmente de 3 euros après nous avons eu une augmentation des poulycrocs, par exemple. Ils ont augmenté et nous le sentons encore. C'est une augmentation qui se fait au fur et à mesure, ce n'est pas d'un coup. C'est parfois 10, 20 centimes ou 1 euro. C'est une accumulation".

Tant bien que mal, ces commerçants font en sorte que la hausse des prix ne se répercutent pas sur leurs clients. Une charge que ces patrons prennent sur leur dos malgré des temps difficiles. La seule solution qui s'offre à eux est alors de se passer de services secondaires ou de réduire les services gratuits proposés aux clients. "Nous ne pouvons pas tout remettre sur le client donc nous essayons d’ouvrir une heure ou deux en plus, de voir sur la quantité au lieu d’augmenter que les prix", explique le frituriste brainois. "J’ai supprimé tout ce qui est radio et musique comme cela j’économise 618€ par an. C’est comme cela que j’essaye d’agir sinon ce n’est plus possible. Pour l’instant, le prix du paquet de frites n’augmente pas mais pendant 25 ans, j’offrais les crudités dans les mitraillettes et les hamburgers, maintenant les gens qui veulent des crudités les paient... Je n’augmente donc pas spécialement mon prix mais j’offre moins de services gratuits aux clients. J’essaye toujours, néanmoins, de faire des promotions parce que la vie est chère pour tout le monde. J’ai des contacts avec mes grossistes, j’y arrive comme cela".

"La hausse des prix se répercute mais sur nous-mêmes, nous n'avons pas augmenté les prix pour les clients", explique le patron de la friterie Star Frites. "Nous avons essayé de prendre sur nous, nous avons diminué notre marge bénéficiaire comme d'habitude. Nous n'augmentons pas les prix pour le moment, nous verrons quand le gaz va augmenter parce que c'est le truc le plus cher".