Le CHU Tivoli se retire du projet de fusion avec Ambroise Paré et Jolimont

C’est une véritable marche arrière qui est opérée par l’hôpital louviérois.

Le CHU Tivoli se retire du projet de fusion avec Ambroise Paré et Jolimont

Marche arrière toute. En décembre dernier, le réseau hospitalier constitué par le CHU Ambroise Paré, le CHU Tivoli et le Pôle hospitalier de Jolimont dévoilaient conjointement leurs projets en vue de ne constituer, à termes, qu’une seule et grande entité. C’était sans compter sur un revirement de bord pour le CHU Tivoli, qui a décidé de ne plus participer à cette intégration et de se retirer des discussions.

Le réseau Helora, qui regroupe déjà les trois hôpitaux, n’est pas remis en cause. Mais l’hôpital louviérois ne souhaite visiblement pas aller plus loin à ce stade. Selon nos confrères d’Antenne Centre, le conseil d’administration, réuni au début du mois de février, a estimé nécessaire de suspendre sa participation aux travaux entamés dans le cadre de la mise en place du réseau intégré Helora.

Plusieurs obstacles semblent évoqués: la gouvernance, le projet d’infrastructure et la capacité budgétaire du réseau. Toujours selon nos confrères, le conseil d’administration juge irréalisable la mise en place de la gestion intégrée des trois hôpitaux d’ici janvier 2023. L’échéance serait trop courte, tout comme l’application immédiate du schéma de gouvernance souhaité par les partenaires. Le CA aurait souhaité une intégration plus réfléchie et, surtout, plus progressive.

Côté infrastructures, on sait que de grands projets sont dans les cartons, notamment la construction de cinq nouveaux hôpitaux dont un à Mons et un à La Louvière. Des projets trop ambitieux pour l’instant, selon le CHU Tivoli, qui mise sur son développement via la construction d’une nouvelle aile accueillant le quartier opératoire, les services des urgences et les unités d’hospitalisation. Enfin, la question des finances, nerfs de la guerre, est abordée.

Le CA point le flou qui entoure encore la future ligne budgétaire du réseau et estime celle-ci trop éloignée des réalités de terrain. Des réalités qui ont notamment évolué à cause de la crise sanitaire qui a fragilisé le secteur des soins de santé. Autant de raisons qui poussent aujourd’hui le CHU Tivoli à faire un pas de côté. De leur côté, le CHU Ambroise Paré et le groupe Jolimont poursuivront leur collaboration dans le cadre de la construction de ce réseau intégré.