Imagix à La Louvière: permis accordé

La Région wallonne a, via ses fonctionnaires délégués, accordé le permis de complexe cinématographique à La Closière demandé par Imagix

Ugo Petropoulos
Imagix à La Louvière: permis accordé
Une première esquisse du futur complexe louviérois dévoilée par Imagix. ©Imagix

Tous les feux sont au vert pour l’implantation d’Imagix à La Louvière sur le site de la Closière, sur un terrain voisin du Forem qui appartenait à Duferco. Ce mardi, on apprenait que les fonctionnaires délégués de la Région wallonne avaient délivré, en date du 28 août dernier, la demande de permis sollicitée par le groupe déjà implanté à Mons, Tournai et Huy.

Coïncidence, ce lundi, le groupe Imagix dévoilait par communiqué les détails de son projet de complexe, sous réserve d'approbation des fonctionnaires compétents. A posteriori, on comprend donc la confiance manifeste du groupe, d'autant que le projet avait reçu le soutien du Collège communal de la Ville (ce qui a déclenché l'ire du promoteur de la Strada, qui porte aussi un projet de complexe cinématographique).

Mais ce projet, que nous promet-il? Tout d’abord, d’être «unique en Europe» et novateur technologiquement parlant. Ce sera un complexe de 8 salles s’étendant sur 13 000 m2 avec une capacité maximale de 1600 places. Trois espaces seront dédiés à l’Horeca. L’un est réservé à une enseigne de fast-food tandis que les deux autres seront attribués après appel à candidatures lancé en priorité à tous les Louviérois.

Une passerelle au-dessus des voies et un parking mutualisé

L’enjeu du projet a été d’établir un lien avec le centre-ville. C’est pourquoi une passerelle piétonne enjambera les voies de chemins de fer, reliant le Boulevard des Droits de l’Homme. Cette passerelle, qui prendra les atours d’un tapis rouge, sera construite en accord avec la SNCB et aux frais d’Imagix.

Concernant la mobilité toujours, un parking de 450 places à mutualiser avec le Forem et la SNCB est également prévu. 67 places vélos sont également prévues. Pour éviter la saturation du parking, les horaires des séances seront ventilés sur toute la journée/soirée.

À propos de la cohabitation avec le quartier, qui est à la base résidentiel, Imagix se veut rassurant, indiquant que le projet respecte la ligne d’horizon urbaine et les gabarits des bâtiments.

Pour l’aspect environnemental, «les façades seront travaillées et animées avec des boîtes lumineuses, des affiches et des jeux de matériaux entre les volumes de salle et les articulations. Le projet intégrera aussi le besoin d’espaces verts, en conservant notamment la majorité des arbres remarquables relevés sur le site. Des haies vives d’espèces indigènes et des zones fleuries sont prévues dans l’aménagement des abords ainsi que l’installation d’une zone pour la préservation du criquet à ailes bleues. Ces zones seront privilégiées coté quartier de la Closière pour favoriser un paysage naturel à ses habitants.»

Travailler avec le Stuart

Enfin, Imagix réaffirme sa volonté de collaborer avec le cinéma de centre-ville. «Imagix a une forte intention de travailler avec Le «Stuart» et la famille Pescatore qui le gère actuellement. Le cinéma doit continuer à se développer au centre-ville» affirme le communiqué, sans préciser comment.

Mais, au-delà des bonnes intentions et en ce contexte post-Covid-19 où le cinéma boit la tasse, y a-t-il de la place pour deux complexes, de 8 et 7 salles, dans une ville comme La Louvière? Il est permis d’en douter…