La Louvière: l’accueil familial d’urgence cherche des familles d’accueil

Depuis 35 ans, l’accueil familial d’urgence (AFU) à La Louvière accueille des enfants en difficulté. L’association reçoit de plus en plus demandes. Ses dirigeants veulent élargir leur réseau de familles d’accueil.

La Louvière: l’accueil familial d’urgence cherche des familles d’accueil

Né en 1983, l’AFU a pour vocation d’offrir un logement temporaire en famille d’accueil à des enfants de 0 à 18 ans confrontés à une situation de danger, de crise ou d’urgence au sein de leur propre famille. L’accueil est limité à une période de 45 jours.

Chaque année, entre 150 et 200 enfants sont pris en charge. «Nous avons assumé 174 prises en charge en 2017», ont précisé les instances de l’AFU. «Nous disposons d’un réseau de quelque 60 familles d’accueil allant de Bruxelles à Charleroi, en passant par Mons et Nivelles», a précisé Christian Pringels, directeur de l’AFU.

«Le nombre de demandes ne cesse d’augmenter pour atteindre quelque 500 par an, mais le nombre de familles disponibles se développe moins vite. Notre souhait est donc d’élargir notre réseau. Nous n’avons aucun critère de base dans le choix des familles. L’objectif est toujours de trouver le meilleur environnement pour les enfants. Dans l’accueil d’urgence, on n’est pas dans l’idéal, mais on est dans le moins pire. Une famille d’accueil d’urgence ne s’inscrit pas dans un projet de parentalité, il faut donc avoir une capacité de lâcher prise au terme du séjour.»

Trop peu de familles

Une centaine de demandes ont dû être refusées en 2017, par manque de familles disponibles. «Certains enfants ont été orientés vers des hôpitaux ou des institutions.» Un enfant sur deux retrouve son milieu familial au terme de l’accueil: soit ses parents, soit des membres de sa famille.

«Dans le cas contraire, les enfants sont orientés vers un projet de vie qui convient à leur situation: une institution ou une structure d’accueil familial à long terme. Jadis, avant notre création, il n’existait pas vraiment de structure d’accueil à court terme et l’enfant en besoin se retrouvait souvent dans des situations non adaptées.»

L’AFU, implanté à La Louvière et à Nivelles, dispose aujourd’hui de 8,5 équivalents temps plein. L’association bénéficie de subsides publics et reçoit, par ailleurs, du soutien de la Fondation Roi Baudouin.

Plus d’infos? afu.be