Le groupe de Franco Dragone sera fixé sur son avenir la semaine prochaine

Sous le coup d’une procédure de réorganisation judiciaire, la société de Franco Dragone, Production du Dragon, attend la décision du tribunal du commerce de Mons par rapport à son avenir. Pourrait-elle être vendue par petits morceaux?

Le groupe de Franco Dragone sera fixé sur son avenir la semaine prochaine

Le tribunal du commerce de Mons a mis reporté à lundi sa décision sur la modification de procédure proposée par Production du Dragon, la société belge du groupe de Franco Dragone sous le coup d’une procédure de réorganisation judiciaire depuis avril 2016.

Un plan de redressement devait être déposé, le 20 septembre dernier, devant le tribunal du commerce de Mons. C’est finalement une nouvelle stratégie en vue de préserver une partie des emplois et les activités de la société qui a été soumise, ce lundi en présence du Louviérois Franco Dragone, au tribunal du commerce montois. La nouvelle stratégie proposée par Franco Dragone prévoit un changement d’objectif de la procédure visant à procéder à un transfert d’entreprise sous contrôle judiciaire.

Le tribunal qui devait statuer sur la modification (ou non) de la procédure en réorganisation judiciaire, qui prend fin le 25 octobre, a finalement décidé de reporter sa décision au lundi 24 octobre en vue d’étudier les différentes pièces, notamment celles transmises par le juge des référés mais aussi par l’un des créanciers sur la santé financière réelle de la société.

Si le tribunal du commerce se prononçait en faveur de la demande de Franco Dragone, un mandataire de justice serait désigné et chargé de vendre, via appel d’offres, un ou plusieurs actifs de la société Production du Dragon. A contrario, le tribunal pourrait aussi accorder un nouveau sursis à Productions du Dragon et exiger qu’un plan de redressement soit établi. Le tribunal pourrait, en outre, estimer que le transfert d’entreprise proposé par Franco Dragone n’est pas possible et renvoyer le dossier vers la chambre des faillites.

Par ailleurs, le metteur en scène louviérois est inculpé depuis décembre 2015 pour blanchiment de capitaux et fraude fiscale grave et organisée.