NLMK : « Si La Louvière s’adapte, l’actionnaire russe continuera à soutenir le site »

Si l’usine de La Louvière s’adapte à la réalité actuelle du marché, sa maison-mère russe, le groupe sidérurgique NLMK, continuera à la soutenir financièrement, ont réaffirmé ce jeudi les dirigeants de NLMK Europe

NLMK : « Si La Louvière s’adapte, l’actionnaire russe continuera à soutenir le site »

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Pendant ce temps, le dialogue social sur un plan de restructuration de NLMK LaLouvière est au point mort.

Depuis l’annonce la semaine dernière, par la direction, de sa décision de postposer le paiement aux travailleurs louviérois d’une avance sur une prime, les discussions sur le plan de restructuration sont dans l’impasse. L’actionnaire russe attendait toutefois des avancées sur le plan industriel pour fin novembre, sous peine de ne plus soutenir financièrement le site, dans le rouge.

«Notre message est que nous croyons en ce modèle industriel unique. Si nous sommes capables, à LaLouvière, de nous adapter, NLMK nous soutiendra», affirme Horacio Malfatto, président de NLMK Europe.

« Pas d’agenda caché »

Les dirigeants de la filiale européenne du sidérurgiste russe ont à nouveau souligné les atouts d’un modèle qui voit le site de transformation de LaLouvière bénéficier de brames produites en Russie à un prix compétitif. Mais ils ont également redit combien la conjoncture morose pèse sur les activités.

Selon ses dirigeants, NLMK LaLouvière tourne actuellement à moins de la moitié de sa capacité (1,2 sur une capacité de 2,6 millions de tonnes par an) et perd 8 millions d’euros par mois. Le plan industriel esquissé par la direction prévoit dès lors d’améliorer les résultats de 100 millions d’euros par an, ce qui devrait passer par d’importantes réductions d’effectifs et de coûts, une amélioration de la productivité et un développement des produits de niche destinés au marché automobile.

«Avec ces différentes actions et un volume de production d’1,5 million de tonnes, on peut retrouver l’équilibre en 2015», estime Ben De Vos, administrateur délégué de LaLouvière.

Si la direction affirme, faute d’une trésorerie suffisante, devoir postposer le paiement de l’avance sur la prime réclamée par les syndicats avant toute reprise des discussions, elle espère tout de même pouvoir renouer rapidement le dialogue social et pourrait, dans ce but, faire appel à un médiateur.

«Il n’y a pas d’agenda caché. NLMK veut rester en Europe et est prêt à couvrir les pertes de LaLouvière pendant trois ans, s’il y a un accord correct», concluent les dirigeants de NLMK Europe.

NLMK LaLouvière emploie quelque 950 travailleurs.