Projet d’usine de recyclage de plomb à Ghlin : Jurbise organise une réunion citoyenne

Les demandes de la population étaient fortes.

Emeline Berlier
ZONING BAUDOUR GHLIN
©AVPRESS

Le projet d’usine de recyclage de plomb dans le zoning de Ghlin continue de susciter l’inquiétude. Alors que le permis a été octroyé au groupe Envirolead en novembre dernier, les riverains s’inquiètent toujours de ses conséquences, notamment en matière de nuisances et d’impact sur la santé. Pour permettre à chacun de bénéficier des informations nécessaires à la bonne compréhension du projet, plusieurs réunions ont déjà été organisées.

En juin 2019 tout d’abord, pour la réunion d’information préalable au public (RIP), en mars 2021 pour la présentation du projet modifié à la ville de Mons et aux représentants des riverains et finalement en février dernier dans le cadre de l’enquête publique. C’est visiblement encore insuffisant, puisqu’à Jurbise, face à la demande, l’administration a décidé d’organiser une nouvelle réunion citoyenne ce 4 janvier… Et ce alors que la commune n’est pas directement concernée.

“Plusieurs citoyens jurbisiens ont demandé à obtenir davantage d’informations sur ce projet, qui pourrait être développé à quelques kilomètres de Jurbise”, souligne Jacqueline Galant (Liste de la bourgmestre). “Afin de répondre à ces interrogations, nous avons décidé d’organiser une réunion citoyenne en présence du directeur commercial du groupe Envirolead et porteur du projet, François Hanton.”

"Juste un rôle d'information"

Une démarche à laquelle la commune de Jurbise n’était en rien tenue. “Lorsque les réunions officielles et enquêtes ont été organisées, il n’y a pas eu de remarques, demandes d’informations ou de consultations du dossier. Mais aujourd’hui, via les réseaux sociaux notamment, on remarque que de nombreuses personnes s’inquiètent. Je dois admettre que je suis assez étonnée. Il est dommage de constater que les citoyens réagissent tard et ne profitent pas des possibilités qui leur sont données de réagir lorsque le cadre légal le permet.”

Car le permis a été octroyé et la rencontre organisée ce 4 janvier n’aura qu’un objectif d’information. “Je ne veux pas faire croire aux participants que Jurbise a son mot à dire, que nous disposons d’une marge de manœuvre et que des actions pourront être entreprises. Soyons extrêmement clairs : ce n’est absolument pas le cas. Nous agissons dans un souci de transparence et d’informations car nous ne souhaitons pas rester sourds aux craintes et sollicitations mais nous ne pouvons rien faire de plus.” Les riverains qui souhaiteraient s’opposer au projet devront le faire par d’autres biais, à savoir auprès de la Région wallonne et le Conseil d’État.

On rappellera par ailleurs que Jacqueline Galant avait relayé les inquiétudes des riverains au Parlement Wallon, auprès de la ministre de l'environnement, Céline Tellier (Ecolo). Cette dernière s'était engagée à ne pas transiger avec la santé des citoyens et a renforcé les conditions du permis afin de permettre une meilleure protection." De son côté, la députée-bourgmestre de Jurbise avait estimé "primordial de pouvoir apporter toutes les garanties au niveau de la santé et surtout de s'assurer de garder un dialogue constructif entre les riverains, l'entreprise et la Région wallonne. Il faut vraiment s'assurer que le risque 0 existe dans ce dossier !"

Les riverains intéressés de participer à la réunion pourront rejoindre la salle Jacques Galant, à Jurbise, ce 4 janvier à 18 heures. Le projet sera présenté et un temps d'échange sera réservé afin que les questions et craintes puissent être formulée

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