Grève des policiers locaux pendant le festival de Dour: le préavis est maintenu

La menace d'une grève plane toujours sur la zone des Hauts Pays pendant le festival de Dour. Une réunion hier n'a pas fait avancer les choses. Une nouvelle rencontre est programmée demain en présence d'un représentant du ministère de l'intérieur. Côté syndical, on est clair: on réclame l'embauche immédiate de 4 agents supplémentaires.

Ugo Petropoulos
Grève des policiers locaux pendant le festival de Dour: le préavis est maintenu
Les policiers dourois en grève pendant le festival? ©RD Architecture

Y aura-t-il une grève des policiers durant le festival de Dour? La menace est en tout cas loin d'être écartée. Une réunion de concertation hier entre le collège de police de la zone des Hauts Pays et les délégués des quatre syndicats représentatifs n'a rien donné. "Rien n'est sorti de positif", lâche Philippe Bailly, président de la section Hainaut du SLFP-Police (syndicat libre de la fonction publique). Le problème est simple: la zone de police qui couvre les communes de Dour, Hensies, Quiévrain et Honnelles, tourne avec 71 agents alors que la norme minimale, fixée par arrêté royal, est de 75. Un problème qui ne date pas d'hier: "on essaye de négocier depuis 2011, mais maintenant ce n'est plus possible", renchérit Philippe Bailly. "On est aujourd'hui dans une situation catastrophique, les gens donnent sans arrêt et maintenant ils sont sur les rotules".

"Démagogie de supermarché"

Une situation qui empire, avec la médecine du travail qui s'en mêle: " la situation devient ingérable. Un jour ou l'autre il va y avoir un incident dans la zone". D'où ce préavis de grève qui ne plaît pas au bourgmestre faisant fonction de Dour Vincent Loiseau. Ce dernier a estimé dans la presse que c'était "malvenu" de profiter d'un événement attirant 200 000 personnes et de s'en servir comme élément de chantage. De quoi faire sortir de ses gonds Philippe Bailly. "Ce qui est malvenu, c'est cette démagogie de supermarché. Sa préoccupation, ce sont les 5 jours du festival. Notre préoccupation, ce sont les 360 autres jours. Si on se sert de la vitrine du Dour Festival, c'est pour mettre en lumière un problème quotidien dans la zone des Hauts Pays".

Enfin, le syndicaliste dénonce aussi un collège de police qui ne respecte pas ses propres règles. "A la création de la zone de police en 2001, le collège avait décidé qu'il fallait un effectif de 100 policiers pour que ça fonctionne bien". Un effectif jamais atteint: "on n'a jamais frôlé les 80". Actuellement seule une embauche est programmée, qui doit compenser un départ en retraite. On est très loin du compte côté syndical. Qui reviendra avec sa revendication d'embauche de quatre personnes lors d'une réunion mercredi avec un représentant du ministère de l'intérieur. Les syndicats veulent également que des discussions débutent pour une augmentation des effectifs à court et moyen terme.