Une assistante de direction à la carte avec

Avec MAeL, Véronique Winand fait de l’accompagnement au management et au secrétariat de direction. À la pige.

François descy
Une assistante de direction à la carte avec
monn assistance en ligne ©EdA

Une de vos secrétaires est absente? Vous avez besoin d’un renfort ponctuel et vous n’avez pas les moyens d’embaucher une nouvelle employée? Vous voulez vous consacrer pleinement à votre métier et ne pas perdre une demi-journée à régler un petit problème administratif?

Créée en avril dernier, la société en personne physique Mon Assistante en Ligne répond à ces demandes. Et à bien d'autres.

«Je suis à la fois assistante et secrétaire de direction, raconte Véronique Winand, qui s'est formée à Mons (elle est originaire de Chevetogne, dans le Namurois). L'assistante de direction consiste à un accompagnement au management. Le secrétariat c'est faire du classement, du traitement de texte, répondre au téléphone etc. Prenons le cas d'un informaticien indépendant qui, à la suite d'un gros problème de santé, a été débordé par l'administratif et s'est retrouvé au bord de la faillite. Et bien, moi je vais l'aider à tout replanifier, à prendre contact avec les créanciers, les administrations et son comptable, le temps qu'il se remette en ordre...»

Véronique Winand travaille à la carte. À la pige pourrait-on dire. En moyenne, un client lui demande cinq-six heures par semaine mais elle vient de décrocher deux plus gros contrats, de 32 et 20 heures respectivement, de sorte qu'elle vient elle-même de procéder à une première embauche.

«Mon business plan prévoit un engagement tous les 18 mois, annonce-t-elle. Car la demande des PME et des indépendants est là. Je pense même que ça va exploser, parce que les mentalités sont en train de changer. Sur ce terrain-là, la Wallonie picarde, où je réalise 80% de mon chiffre d'affaires, est en avance sur la région Mons-Borinage, où l'on préfère encore travailler avec des employés sous contrat.»

C’est qu’il n’est pas nécessairement évident de confier ses affaires à quelqu’un qu’on ne connaît pas...

«Il est primordial que le client ait confiance en vous, parce que, parfois, c'est presque son numéro de compte bancaire qu'il vous donne, admet Véronique Winand. C'est pour cette raison que je travaille presque toujours sur site, et très peu chez moi, pour avoir un contact direct avec le client, chez lequel j'arrive avec tout le matériel nécessaire: PC, imprimante, dictaphone etc.»

Autre exigence fondamentale: «Il faut s'adapter à la personnalité de chaque client, à son problème particulier, à ses logiciels, à ses méthodes de classement... Il faut être un caméléon. C'est très difficile. Ça change tout le temps, il faut tout le temps apprendre des choses, mais c'est ça que je trouve chouette...»

Le changement, ce n'est certainement pas quelque chose qui fait peur à Véronique. Depuis l'obtention de son diplôme, au début des années 1990, elle a multiplié les expériences professionnelles. «Quand ça tourne, je m'ennuie vite» dit-elle. Mais c'est aujourd'hui un atout pour son activité.