11 novembre, la mémoire sans frontières

Cette année le 11 novembre tombe un lundi. Automatiquement nombreux sont ceux qui songent : un week-end prolongé ! Et pourquoi pas une escapade en famille à la Mer du Nord pour voir si les cuistax sont tous définitivement rentrés ? Ou un séjour en Ardennes pour fouler les feuilles mortes ? Ou alors restons chez nous et goûtons, sous la couette, à la grasse matinée pour mieux affronter les frimas ! En clair : profitons de l’aubaine d’une longue pause pour n’en faire qu’à notre tête.

Jidel
11 novembre, la mémoire sans frontières
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Pourtant, dans le Haut-Pays, cette date historique a gardé ses fervents gardiens de la tradition. Non plus des poilus qui ont vécu et survécu à cette grande Guerre que l’on espérait la dernière. Mais ici des historiens, là des passionnés, partout des descendants de celles et ceux qui ont traversé ces trop longues années de terreur et de privation. Dans la région, les commémorations sont donc rarement désertées. Il est vrai que les derniers combats ici furent très meurtriers. Et des deux côtés de la frontière. Raison pour laquelle, d’Hensies à Roisin en passant par Dour, Brabançonne et Marseillaise sont toujours associées quand il s’agit de rendre hommage à ceux dont le sang a coulé pour que renaisse la liberté. Heureusement, malgré le congé, il reste aussi des élèves qui, accompagnés d’instituteurs et d’institutrices qui encadrent ce devoir de mémoire, prennent ici une leçon d’Histoire qu’il convient de ne jamais négliger. Parce que la paix est fragile. Et que sans elle, jamais plus un jour férié ne donnerait le choix entre le sens du souvenir et le goût de l’oisiveté.