L’intercommunale IDEA investit dans la transition énergétique sur ses sites d’exploitation

Des audits ont permis d’évaluer les consommations énergétiques des sites d’exploitation et d’identifier les investissements nécessaires pour améliorer l’efficience énergétique

Belga
 L’une des pistes étudiées pour contrer la crise énergétique à Marche est l’installation de petits champs photovoltaïques.
Huit stations d’épuration appartenant à l'IDEA seront équipées, en toiture et au sol, de panneaux photovoltaïques de grande puissance. (photo prétexte) ©ÉdA – 40429235070 

L’intercommunale IDEA travaille depuis deux ans, dans le cadre d’audits énergétiques et de projets d’installations de panneaux photovoltaïques, à l’amélioration énergétique de ses installations techniques permettant d’assurer le fonctionnement de ses stations d’épuration des eaux usées et de pompage.

Une centaine de sites, nécessaire à l’assainissement des eaux usées des 540.000 citoyens du Cœur du Hainaut, a été étudiée et de nombreux investissements ont été arrêtés avec la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE). L’intercommunale exploite 30 stations d’épuration ainsi que plus de 80 stations de pompage réparties sur le territoire du Cœur du Hainaut.

Selon Jacques Gobert, président de l’IDEA, les métiers liés à l’assainissement des eaux usées et au démergement (inondations) représentent 76 % des consommations énergétiques. “Il était essentiel d’investir pour garantir plus d’efficience énergétique et réduire notre empreinte environnementale”, a expliqué Jacques Gobert dans un communiqué.

Des audits ont permis d’évaluer les consommations énergétiques des sites d’exploitation et d’identifier les investissements nécessaires pour améliorer l’efficience énergétique, en réduisant la consommation tout en maintenant la même performance des ouvrages en termes de pompage et de qualité d’épuration.

Plusieurs projets d’efficience énergétique sont actuellement lancés par l’agence de développement territoriale IDEA : ils concernent l’installation, en toiture et au sol, de panneaux photovoltaïques de grande puissance, soit plus de 30 kilowatts-crête (kWc) sur huit stations d’épuration, à Frameries, Braine-le-Comte, Chapelle-lez-Herlaimont, Dour, Saint-Vaast, Soignies, Anderlues et Morlanwelz. Des installations photovoltaïques de plus petites puissances (< 30 kWc), en toiture uniquement, concerneront onze sites, soit six stations d’épuration, quatre stations de pompage ainsi que la centrale géothermique de Saint-Ghislain. Un premier marché concernant six sites doit être lancé avant la fin de cette année, un second marché sera lancé courant 2023.

Les instances de l’IDEA ont précisé que ces projets représenteront une puissance totale de plus 770 kWc de panneaux photovoltaïques installés à l’horizon 2024, pour un investissement global de l’ordre de 1,155 million d’euros, financé par la SPGE. Ces projets devraient permettre la production de quelque 650 mégawatts-heure (MWH) d’électricité verte par an, soit une économie annuelle de 325 tonnes de CO2. Les chantiers devraient débuter en 2023, après octroi des permis, et s’étaler pour certains en 2024.

L’IDEA a encore précisé que le projet de Braine-le-Comte, qui fait l’objet d’une enquête publique, consiste en l’installation totale de 174 panneaux photovoltaïques sur le site de la station d’épuration afin de couvrir, via une énergie renouvelable, une partie des besoins énergétiques de cette station. Le site devrait ainsi pouvoir atteindre un seuil d’autoconsommation estimé à 90 %.

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