Tensions chez Epicura: les labos en service minimum jeudi

Une partie du personnel des laboratoires d’Hornu, de Baudour et de Frameries arrêtera le travail ce jeudi ce jeudi 22 octobre. Le mouvement, soutenu par la CNE, porte sur la charge de travail et la gestion des ressources humaines.

U. P. (AVEC BELGA)
Tensions chez Epicura: les labos en service minimum jeudi

Le personnel d'Epicura est surchargé de travail depuis de longues semaines, estime la CNE. Début septembre, les travailleurs des consultations avaient mené une action à l'initiative de ce même syndicat pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Le syndicat annonce une nouvelle action jeudi qui concerne, cette fois, le personnel des laboratoires d'Hornu, de Frameries et de Baudour qui sera en service minimum.

«Une charge de travail extrême perdure depuis plusieurs semaines à cause d’une gestion des ressources humaines médiocre», a expliqué la CNE dans un communiqué. «Les travailleurs absents, même pour une longue durée, ne sont pas remplacés.»

Le syndicat pointe du doigt «des horaires qui ne tiennent pas compte des contrats de travail des travailleurs, notamment au niveau des heures supplémentaires, de changements d’horaire systématiques, de plages horaires non remplies qui génèrent une charge de travail et une polyvalence extrême».

Engager du personnel

Pour le personnel et le syndicat, il faut engager chez Epicura. «À l’heure d’une augmentation des cas de Covid, à l’heure où le nombre de tests augmente, la direction préfère maintenir une occupation maximale des services, plutôt qu’avoir une politique proactive et épargner le personnel», a ajouté la CNE.

«Nous espérons que des solutions seront trouvées immédiatement. Dans le cas contraire, d’autres actions, plus dures encore, seront décidées.»

En conséquence de l’arrêt de travail, les centres de prélèvements d’Epicura seront fermés, mais tous les tests Covid-19 planifiés dans le cadre d’une hospitalisation seront maintenus et toutes les analyses urgentes seront assurées.

Si la direction comprend les difficultés vécues sur le terrain, «elle déplore néanmoins que ce mouvement de grogne de la CNE survienne durant une période critique lors de laquelle l’hôpital subit une pression énorme», indique un communiqué de l’hôpital. Et de souligner «qu’une concertation sociale, prévue de longue date, est programmée à ce sujet lundi prochain, soit le 26 octobre.»

Pénurie de personnel et 20% d’absentéisme

Pour la direction, le moment est assez mal choisi, dans la mesure où «la crise sanitaire actuelle impose à chacun, tous départements confondus, un rythme de travail différent et engendre une grande fatigue physique et nerveuse.»

Elle pointe également la difficulté de recruter du personnel (pénurie de technologues de laboratoire et de personnel infirmier) et à un taux d’absentéisme frôlant les 20% parmi les soignants, ce qui complique encore la situation. «Epicura a besoin de toutes les forces vives au chevet des patients.»

«Les prochaines semaines s’annoncent difficiles et il sera indispensable de faire preuve de solidarité, de collaboration et de respect au sein d’Epicura. La cohésion et la paix sociale sont des facteurs clés pour surmonter cette nouvelle phase de l’épidémie», alerte-t-elle, tout en précisant être «aux côtés de chacun des collaborateurs d’Epicura face aux difficultés majeures que provoque la pandémie sur son travail.»

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