Recalée de la gendarmerie française parce qu’elle n’a pas parlé de son viol: le violeur de la Sambre s’excuse

Une Française qui souhaitait intégrer la gendarmerie a été recalée parce qu’elle n’a pas évoqué le viol dont elle a été victime.  Elle l’a raconté mercredi lors du procès du violeur de la Sambre, Dino Scala.

À Douai, Thomas Longrie
 «Pendant l’entretien pour intégrer la gendarmerie, deux psychologues m’ont demandé d’évoquer un moment pénible de ma vie. J’ai refusé de parler de mon viol. J’ai raté le concours parce que je n’en ai pas parlé, on me l’a confirmé.»
«Pendant l’entretien pour intégrer la gendarmerie, deux psychologues m’ont demandé d’évoquer un moment pénible de ma vie. J’ai refusé de parler de mon viol. J’ai raté le concours parce que je n’en ai pas parlé, on me l’a confirmé.» ©AFP

"Je ne voulais pas venir à la barre. Je souhaitais être présente au procès, mais pas pour parler. J’éprouve de l’angoisse, de la peur. Puis, mon avocat m’a convaincu de venir m’exprimer." Cette ancienne habitante de Saint-Rémy-du-Nord a aujourd’hui 41 ans, mais elle n’avait que 15 ans lorsqu’elle a croisé la route de Dino Scala, un Français de 61 ans accusé devant la cour d’assises du Nord de 56 viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles commis pendant 30 ans.