«Je ne guérirai jamais»: le poignant témoignage d’une Belge violée par le violeur de la Sambre

Deux ans après l’agression de sa voisine, une ado d’Erquelinnes a été violée par Dino Scala, un père de famille français. Treize ans plus tard, elle a témoigné devant la cour d’assises du Nord chargée de juger le violeur de la Sambre.

À Douai, Thomas Longrie
 Le procès du violeur de la Sambre se poursuit jusqu’au 1er juillet 2022 devant la cour d’assises du Nord, à Douai, en France.
Le procès du violeur de la Sambre se poursuit jusqu’au 1er juillet 2022 devant la cour d’assises du Nord, à Douai, en France. ©EdA Thomas Longrie

Une jeune femme de 29 ans s’avance à la barre. Elle n’avait que 15 ans lorsqu’elle a été violée sur le chemin de l’école.C’était en 2009, à Erquelinnes. "Il était 6h45, ce jour-là", se souvient-elle."Je marchais le long de la route principale. Une rue où il y a un contrebas, un genre de grand fossé. Puis, j’ai entendu des pas derrière moi, je ne me suis pas vraiment inquiétée. Jusqu’au moment où j’ai senti ces pas se rapprocher, avec une présence très proche." Trop tard pour s’extirper.Son agresseur la saisit par la bouche et le haut du corps. "J’ai eu un cri d’horreur, de terreur.Pour me faire peur, mon agresseur me frappait sur la tête, tout en m’entraînant vers cette allée de garage en contrebas puis vers cette remise." Sur place, Dino Scala bâillonne sa victime, lui attache les mains dans le dos, lui bande les yeux.Avant de procéder à des attouchements sur cette adolescente."Il a baissé mon pantalon, il m’a fait coucher sur le dos. J’ai commencé à pleurer, je me souviens qu’il m’a dit qu’il n’aimait pas les filles qui pleuraient.Pour arrêter, il m’a mis le couteau sous la gorge.J’ai eu peur de mourir. J’ai arrêté de pleurer pour rester en vie."