Les trous des carrières d’Ecaussinnes encore pris d’assaut par les baigneurs

La grogne des riverains se fait déjà entendre.

F.D.
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Qui dit météo estivale dit retour des baigneurs illégaux dans les trous des carrières d’Ecaussinnes. Des bandes de jeunes mal intentionnées, qui sèment le trouble dans les quartiers proches, font également leur retour au grand dam des riverains. Ces derniers se montrent d’ailleurs déjà exaspérés par le comportement de certains visiteurs de la carrière de Scoufflény.

Les fortes chaleurs connues ces dernières semaines ont à nouveau poussé des groupes de jeunes vers la fraîcheur des eaux de la carrière de Scoufflény. Si le danger de la baignade y reste très présent, les soucis sont aussi d’un autre ordre pour les riverains de cette ancienne carrière de petit granit, fermée depuis 1984. "J’ai été à nouveau interpellé par plusieurs riverains, qui évoquent des dégradations subies à leurs véhicules et leurs habitations, voire de tentatives d’intrusion dans leur domicile", indique Sébastien Deschamps, conseiller communal Ensemble.

"Pierres lancées sur les habitations, voitures griffées ou caillassées, intimidations voire menaces liées à l’effet de bande, etc. Les faits sont suffisamment répétés, pour qu’une certaine grogne s’installe au sein de la population", poursuit l’élu. D’autant qu’aux yeux des riverains, la police semble être en sous-effectif pour réprimander les fauteurs de troubles.

Afin de ramener la sérénité, a fortiori en ce début d’été et avant que d’autres méfaits ne soient commis, Sébastien Deschamps plaide pour que la zone de police mette en place une opération coup de poing, à mener pourquoi pas avec le soutien de la police fédérale voire de drones (le site comporte plusieurs plans d’eau et s’étend sur une cinquantaine d’hectares).

D’ailleurs, un règlement communal existe, mais ne semble pas appliqué à la lettre sur le terrain, alors que les sanctions prévues pourraient être dissuasives. "En juin 2013, un règlement a été voté par la zone de police selon lequel la baignade dans ces zones interdites est passible d’une amende de 250 euros", rappelle Sébastien Deschamps. Il a donc déjà saisi la Zone de police de Haute Senne par courrier afin qu’elle fasse appliquer ces règles sur le terrain, mais sans succès pour l’instant.