Haute Senne: interpellation sur les violences intrafamiliales au prochain Conseil de police

Deux conseillères de police s’interrogent sur les mesures mises en place pour les communes de la Haute Senne.

E.M.
Haute Senne: interpellation sur les violences intrafamiliales au prochain Conseil de police

Dans un rapport publié le 25 janvier dernier, le Comité P – le Comité permanent chargé du contrôle des services de police – analyse la manière dont les policiers traitent les violences intrafamiliales. Si le rapport fait état d’une évolution dans la prise en charge des victimes depuis 2006, il établit que toutes les règles en la matière ne sont pas respectées. Les conseillères communales d’Ensemble Soignies et membres du Conseil de police, Sonia Depas et Sandra Volante, veulent analyser quelles mesures sont mises en place dans la zone de la Haute Senne lors du prochain Conseil de police.

"Mes collègues, Sonia Depas et Sandra Volante, qui siègent à la zone de police de la Haute Senne ont déposé un point supplémentaire sur les violences intrafamiliales pour le conseil de police qui a lieu lundi prochain", explique le député wallon François Desquesnes. "Il y a eu un rapport du Comité P qui a été débattu au parlement fédéral et qui montre qu’il y a toute une série de choses à faire notamment sur la formation, l’accompagnement des victimes qui viennent se présenter aux postes de police,… Globalement, l’avis du Comité P est assez négatif sur ce qui se fait donc l’idée c’est de demander ce qu’il se fait pour les communes de la zone de police de la Haute Senne donc Soignies, Braine-le-Comte, Ecaussinnes et Le Rœulx".

Effectivement, dans son rapport, le Comité P estime qu’il faut continuer à former les fonctionnaires de police chargés de l’accueil et de l’assistance aux victimes. Le rapport établit que les formations continuées concernant les violences intrafamiliales ne sont pas imposées et ne séduisent pas tous les fonctionnaires de police. Or l’objectif serait de tous les former.

Le Comité P relève également que les sensibilisations aux violences intrafamiliales sont trop rares et devraient se faire à chaque session d’information afin d’avancer dans la sensibilisation des policiers. L’organisme de contrôle ajoute que le cloisonnement entre les services de police reste une problématique et constate que, notamment, que les premiers intervenants ne renvoient quasiment jamais les victimes vers des services externes or ils sont tenus de le faire. Enfin, le Comité estime qu’il faut privilégier un fonctionnement intégral et intégré dans l’accueil et l’assistance des victimes, le tout en créant des liens entre tous les services intervenant dans la prise en charge des victimes de violences intrafamiliales.