De chanteur triste à humoriste

Saviez-vous qu’avant de devenir humoriste et animateur radio, Mike était chanteur? L’artiste est passé par hasard de la chanson triste à l’humour. Son terrible accident en 2006 a brisé son élan, mais Mike n’est pas du genre fataliste et publie une biographie.

Nadia Chater
De chanteur triste à humoriste
Mike ©(c) Benoit Bouchez

Mike est originaire d’Écaussinnes, où il a passé toute son enfance avec sa maman.

Vous n’avez pas connu votre père?

Mon père s’appelait Mardi ou Jeudi, ma mère était une grande voyageuse! J’ai eu une jeunesse pleine d’amour. Mais j’ai souffert un peu de la différence. J’ai alors appris les arts martiaux et on ne m’a plus jamais ennuyé.

Qu’est-ce qui vous a amené à devenir humoriste?

Le hasard. J’avais été voir Marc Herman au Comiqu’art. Je lui ai raconté une blague et un monsieur derrière moi s’est écroulé de rire. C’était Alil Vardar, qui m’a alors proposé d’enregistrer la «Bande de Contact». Mais avant cela, j’étais chanteur. J’ai chanté aux États-Unis, au Québec et en Italie. J’interprétais des chansons tristes car j’avais eu un chagrin d’amour.

Vous avez aussi fait de la télé…

J’ai tourné «J’en ris encore»: cela a tout de suite explosé. Puis «Souriez, vous êtes filmé». Après cela, j’ai eu un passage à vide. J’avais perdu ma spontanéité car tout était enregistré. Et puis, le patron de Contact m’a appelé pour animer les petits matins avec «Good morning Mike». Cette émission détient encore le record d’audience de la radio belge!

Que s’est-il passé à la suite de votre accident de moto?

On se retrouve dans un monde que l’on ne connaît pas. Au début, c’est la catastrophe. Mais je dis toujours que le mot «désespoir», tu as deux façons de le voir: «dé» et «espoir». J’ai choisi «espoir». On me prédisait que je resterais couché et me voilà assis. Je peux bouger les bras et les mains. Quand tu manges une assiette de riz, tu ne prêtes pas attention aux grains de riz. Pour moi, chaque grain est une réussite. C’est un challenge de tous les jours.

Vous refaites de la radio…

En duo avec Olivier Faran, je m’amuse beaucoup, c’est deux heures de récré. Je retrouve une vie sociale plus importante. Tout seul, on n’arrive à rien.

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