De la maladie à l’écriture

Jonathan Baeveghems a sorti un bouquin en 2004.D’autres suivront certainement «A genoux derrière ses paupières».Il s’y attelle en tout cas actuellement malgré son jeune âgeet un job l’occupant une bonne partie de son temps.

Johanne TINCK
De la maladie à l’écriture
38 figure locale ©ÉdA

Il était malade depuis l'âge de treize ans. Il ne l'a su qu'à 18 "J'avais des troubles du sommeil », raconte Jonathan Baeveghems. «À partir de seize ans, j'ai commencé à avoir de réels soucis scolaires qui étaient en fait liés à ma maladie. Deux ans plus tard, j'ai appris que j'étais narcoleptique ». Bien que sa maladie fût alors reconnue, Jonathan a souffert d'un manque de compréhension, notamment dans l'enseignement. » La maladie n'est pas reconnue mais d'un autre côté, je ne peux pas conduire… », explique le jeune Ecaussinnois. Tout ce qu'il a ressenti, Jonathan l'a mis sur papier. «J'avais du mal à parler et donc j'écrivais. Un jour, mon papa est tombé sur mes écrits. Il m'a incité à en faire un livre. J'ai franchi le cap… «Voici trois ans, Jonathan a sorti «A genoux derrière ses paupières». Le livre a plu, beaucoup plu…» Les gens me demandent une suite. La maladie interpelle… Il faut dire qu'il y a un manque certain de reconnaissance chez nous. Un jour, la suite de mon premier livre devrait donc sortir. J'expliquerai alors plus mon expérience en tant que travailleur puisque désormais je suis secrétaire dans une école écaussinnoise. Je dirais que j'ai adapté mon quotidien à la maladie et que cela fait beaucoup. J'aimerais également sortir un bouquin faisant état de mes rêves. J'y travaille aussi actuellement. Mais, je suis à la recherche d'un nouvel éditeur.» À bon entendeur…