La commune de Dour candidate à l’obtention de subsides européens pour son unité de biométhanisation

Joris Durigneux, nouveau premier échevin, est chargé de reprendre le dossier en main.

Florian Ducobu
La construction d'une unité de biométhanisation est toujours d'actualité à Dour malgré le changement de majorité.
La construction d'une unité de biométhanisation est toujours d'actualité à Dour malgré le changement de majorité. ©D.R.

La commune de Dour poursuit ses démarches pour tenter d’obtenir des subsides pour la mise en place d’une unité de biométhanisation sur son territoire. Objectif d’une telle installation ? Produire du gaz à partir des déchets bios et des résidus verts provenant des agriculteurs de la région. Le conseil communal avait d’ailleurs validé la convention passée avec l’intercommunale CENEO. Le dossier doit désormais être déposé à l’Europe pour tenter d’obtenir des subsides. Des négociations ont également lieu avec les agriculteurs en parallèle à ces démarches.

Après Pierre Carton, ce sera donc au tour de Joris Durigneux de reprendre le dossier en main. “Le dossier est toujours bien d’actualité à Dour”, confie Carlo Di Antonio, bourgmestre de Dour. “Nous sommes candidats aux subsides européens tout comme deux autres communes. C’est Joris Durigneux qui est désormais en charge du dossier depuis le changement de majorité. L’ancien échevin, Pierre Carton, restera tout de même impliqué via son poste d’administrateur de l’intercommunale CENEO. J’espère qu’il continuera son bon travail pour faire aboutir le dossier dourois.

Si le projet aboutit, l’unité de biométhanisation permettra de transformer les déchets bios et les résidus verts en gaz, elle aura également d’autres avantages. Les unités de biométhanisation d’il y a 4-5 ans transformaient essentiellement les déchets agricoles. À Dour, la volonté est également d’inclure les déchets bios en plus des déchets verts.

Les citoyens en sortiront également gagnants puisque le coût vérité tendra à diminuer avec cette diminution des temps de trajets ce qui se répercutera donc sur le montant de la taxe. La commune doit en effet parcourir 100 kilomètres pour recycler les déchets bios collectés pour le moment, problème qui sera pallié si la commune obtient les subsides européens.

À terme, le gaz produit pourra alimenter des véhicules au gaz ainsi que le réseau de distribution d’Ores. Ce projet permettra de diversifier les revenus de l’agriculture dans notre région et de produire localement une énergie moins chère.

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