Dour Festival: chaque année un peu plus vert, mais le camping reste une décharge

Les organisateurs se réjouissent du bon accueil réservé aux initiatives écologiques et orientées vers le développement durable, prises par les organisateurs. Mais le chemin vers un festival propre est encore long…

U.P.
Dour Festival: chaque année un peu plus vert, mais le camping reste une décharge
Les réflexes écolos se développent, mais chez une petite minorité de festivaliers à Dour ©Ugo PETROPOULOS

Cela fait plusieurs années que le festival de Dour tente de redorer son blason vert en prenant des initiatives en faveur de l’environnement. Sur le site, les «Trash Zones», incluant poubelles de tri sélectif, se sont multipliées. Les équipes de bénévoles aux couleurs des Green Brigades ont quadrillé le site permettant de le maintenir dans un état relativement propre.

Depuis l’an dernier, Dour dispose de son «green camping», un îlot de quiétude où les campeurs s’engagent à ramasser et trier leurs déchets au jour le jour. Dans le même esprit, un «comfort camping» a également vu le jour.

Nouveauté cette année, la Green Agora réunissait 25 associations et acteurs engagés dans l’environnement, la santé, les Droits de l’Homme ou la production locale. Un nouvel espace qui a trouvé son public, à la grande satisfaction des organisateurs.

«Vous avez pu découvrir et déguster les produits locaux des brasseries locales La Moneuse, La Montoise, Deseveaux. Vous avez pu échanger sur la permaculture […] et déguster de délicieux légumes bio et de saison issus du jardin de la Green Agora. Vous avez pu découvrir la région en vélo avec Hainaut Tourisme, vous rendre à la Brasserie de Blaugies et échanger autour d'un lunch», rappellent-ils dans un communiqué.

« Vous avez utilisé les Trash Zones installées sur les Campings, les poubelles et les green corners installés sur le site. Vous avez laissé le Green Camping et le Comfort Camping 100% propres! Pour tout cela Merci!» se réjouissent-ils.

100 bénévoles nettoient toujours

Mais sur l’ensemble des festivaliers, les «éco-responsables» ne sont qu’une petite minorité, comme en témoignent les images qui circulent le lundi suivant le festival, où le camping apparaît comme une décharge à ciel ouvert.

«Malgré la distribution de sacs, la présence de trash zones, l’organisation de la collecte de matériel de camping, le constat est récurrent. Il reste encore beaucoup de chemin à faire… À J +10 une centaine de volontaires est toujours sur place pour ramasser le matériel et les déchets abandonnés sur le camping.»

Pas de quoi se décourager toutefois. «En 2019, les Green Brigades seront à nouveau présentes en force afin de vous inciter à garder votre camp propre et à vous informer sur nos démarches durables (...).

Nous croyons qu’il est possible de réunir en un même lieu 228 200 festivaliers, 229 groupes et 3900 volontaires durant 5 jours tout en ne laissant aucune trace de ce passage sur l’environnement!

Vous avez fait un pas de géant cette année, rendez-vous en 2019 pour faire encore mieux.»