Bons sons et cool attitude, c'est reparti pour un Dour

Depuis deux jours et jusqu'à dimanche, les décibels collent aux oreilles des festivaliers de Dour, comme la boue à leurs chaussures.

Fanny Geeraerts
Bons sons et cool attitude, c'est reparti pour un Dour
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Depuis jeudi, la plaine de la machine à feu vit au rythme du 22e Dour festival. Quatre jours, 200 groupes, six scènes, des concerts de midi à 5h du mat' : la formule qui cartonne reste inchangée. Pourtant à Dour, le meilleur côtoie parfois le pire.

L'an dernier, le chanteur du groupe Malibu Stacy nous disait « Les festivaliers sont très courageux », et c'est un euphémisme. Beaucoup arrivent par train à la gare de Saint-Ghislain, où des navettes bondées les transportent sur le site.

Durant le trajet, les fêtards évoquent leurs expériences de festivals : « L'an dernier, il y avait eu des lancers de poubelles la dernière nuit. Ma tente ressemblait à une tartine tellement il y avait de substances gluantes dessus. » ça promet.

Arrivés sur les lieux, les festivaliers ont encore une demi-heure de marche pour atteindre l'entrée. Munis de sacs à dos et poussettes remplies de boissons et de nourriture, ils empruntent un chemin de terre où des chaussures engluées dans la boue, laissées par les premiers arrivés, témoignent des endroits à éviter.

Autant dire que festivaliers (et journalistes) prient pour qu'orage et pluie ne soient pas les invités surprises des festivités. Quoique « ça fait aussi partie du charme » clament en coeur les plus mordus. Car à Dour, la cool attitude est de rigueur. Même les 30 minutes de file pour l'achat des tickets boissons ne gâchent pas la bonne humeur.

140000 festivaliers sur les quatre jours, ça fait une grande famille. Du moment qu'il y a du bon son.

Quel est le programme ?

Ces deux premiers jours, les belles têtes d'affiche se sont déjà succédé : le rock français d'Eiffel, electro-rap d'Hadouken ! ou alternatif de Faith no more jeudi. Festival de rocks variés vendredi encore avec The futurheads, The Subways et Eté 67. La « pop surréaliste » de Sharko et les sets électro de Shameboy et Dave Clarke prenaient le relais.

Ce samedi, les amateurs de punk français et de révolution puérile apprécieront Les Sales Majestes à 16h. Avant ça, The Mahones servira son punk avec des reprises de chansons traditionnelles irlandaises, après l'étape régionale à l'ambiance déjanté de Poulycroc. À 18h, Mass Hysteria crachera son metal à la last arena.

Changement de style avec Pony Pony Run Run à 20h. De la soul viendra calmer le jeu avant qu'Étienne de Crécy et son live n'enflamme à nouveau Dour. La soirée se terminera encore avec les sons électro de The subs, Brondinski et Noob.

Dimanche, les amateurs de hip hop sont gâtés avec Bege Ghandi suivi de Nessbeal. Pour les autres, la 2e étape régionale sera la Ska festif de Skarbone 14 (Tournai). Alonzo (psy 4 de la rime) viendra présenter son premier album solo « Les temps moderne ».

La tête d'affiche de cette soirée est belge. Plus besoin de présenter Ghinzu, juste à vous de ne pas les rater. Côté rap, Sinik servira des morceaux de « Paname ». Pour finir ce Dour Festival, l'ambiance déjantée de Dj FaxBhell devrait ravir les amateurs de l'histoire du rock. Et entre deux pour se défouler, un concours d'Air Guitar !