Colfontaine : un policier condamné pour être la “taupe” d’un malfrat

Armand (prénom d’emprunt) avait violé le secret professionnel. Il écope d’une peine d’un an de prison assortie d’un sursis.

Margaux Piron
 Six policiers se sont présentés au domicile du suspect. L’un d’entre eux a été agressé par l’homme, qui était muni d’un couteau et visait la nuque.
Illustration ©Goodpics – stock.adobe.com 

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné un policier à une peine d’un an de prison assortie d’un sursis de 3 ans.

En uniforme depuis 10 ans, Armand (prénom d’emprunt) avait eu affaire à la justice. En novembre 2017, l’agent de 31 ans avait violé le secret professionnel en consultant à maintes reprises le contenu de PV et en confiant des informations confidentielles à un individu bien connu des tribunaux alors qu’il n’était pas en charge du dossier.

Le prévenu avait également recherché à trois reprises le nom du malfrat, qui semblait être une vieille connaissance au registre national. Armand avait stoppé ses investigations en 2018 avant de reprendre ses fouilles l’année suivante.

C’est dans le cadre d’un dossier pour stupéfiants et d’incendie volontaire que Théo (prénom d’emprunt) avait été privé de liberté. Au cours d’une discussion, il avait évoqué obtenir des informations de l’un des agents qui n’était autre qu’Armand. Théo ne semblait véritablement pas conscient d’avoir dévoilé le nom de sa plus fidèle taupe. Les inspecteurs ont donc rapidement exploité le GSM de leur collègue. Ils ont notamment été alertés par de nombreux échanges entre le prévenu et le malfrat s’en connaître avec exactitude le contenu.

Le dossier relate également que Théo n’hésitait pas à contacter personnellement le policer pour changer les dates de convocation au commissariat car cela ne l’arrangeait pas… Armand s’empressait d’exécuter sa demande.

Pour se justifier, le policier toujours en activité avait évoqué “une curiosité professionnelle”.

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