Les policiers de la zone de police boraine désormais équipés de bodycam

Ces caméras portatives présentent des avantages pour les agents comme pour les citoyens.

Emeline Berlier
Plusieurs agents de la zone de police boraine sont désormais équipés de bodycam.
Plusieurs agents de la zone de police boraine sont désormais équipés de bodycam. ©BELGA

Après une phase test jugée “très concluante”, le collège de police et la direction de la zone de police boraine ont décidé de poursuivre l’aventure et d’investir dans l’acquisition de bodycam. Un outil destiné à “garantir tant la sécurité des policiers que le respect des droits des citoyens” et que la police perçoit donc comme indispensable. En Belgique, de plus en plus de zones de police en sont désormais dotées.

“Après avoir été formés à leur utilisation et aux prescriptions légales en la matière, les policiers sont équipés de ces petites caméras portatives”, explique-t-on du côté de la zone de police boraine. “Elles sont décriées par certains mais elles ne demeurent pas moins très utiles, tant pour les forces de l’ordre que pour la population, qui a la garantie que l’intervention policière est menée dans le respect de la loi et en toute transparence.”

Pour le policier, les avantages sont multiples. “L’enregistrement des interventions facilite le rendre compte à l’égard des autorités administratives ou judiciaires, accroît le sentiment de sécurité des policiers, améliore la qualité des constatations d’infractions et permet la désescalade dans certaines situations.” À ce jour, l’utilisation des caméras n’est pas systématique. “Il revient aux policiers de décider s’ils recourent ou non à l’enregistrement”, précise encore la zone.

Agressivité d’un contrevenant, situation tendue, rébellion, outrage, flagrant délit,… sont autant de situations où les bodycams peuvent être utiles. Notons que chaque enregistrement doit être annoncé au préalable mais qu’aucun accord du contrevenant n’est nécessaire. Quant aux images, leur exploitation est strictement réglementée. Elles ne peuvent pas être effacées et sont automatiquement envoyées et sauvées sur un service sécurisé.

Leur accès est limité à quelques personnes au sein de la zone de police et leur conservation prévue pour une durée d’au maximum 12 mois. “Il est aussi possible de projeter les images en direct, au cœur d’un poste de commandement lors d’un événement grand public comme une festivité ou lors d’une catastrophe.” À ce stade, les retours des policiers de terrain (service intervention, brigade anticriminalité,…) semblent unanimes.

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