Lionel Pistone, conseiller communal à Colfontaine, ouvre sa porte aux Ukrainiens: "ça manque clairement de coordination"

Les trois membres de la famille ne sont finalement pas arrivés mardi, comme initialement prévu.

Lionel Pistone, conseiller communal à Colfontaine, ouvre sa porte aux Ukrainiens: "ça manque clairement de coordination"
Lionel Pistone, conseiller communal à Colfontaine, ouvre sa porte aux Ukrainiens ©D.R.

Ce mardi, Lionel Pistone, conseiller communal de l’opposition à Colfontaine, aurait dû accueillir une famille ukrainienne. Il s’était en effet manifesté auprès de Fedasil afin de faire savoir qu’il avait la possibilité de mettre une chambre pour deux personnes à disposition. Moins d’une heure avant d’aller chercher ladites famille à la gare, le Colfontainois apprenait que les plans avaient changé et qu’elle ne viendrait pas. Aujourd’hui, la chambre est donc toujours libre.

"Je suis toujours en attente et disposé à accueillir une famille", insiste le conseiller communal et président de l’asbl Colfontaine en Actions, avec qui il a organisé une semaine de récolte de vivres et de médicaments. "Mais les choses sont visiblement très peu coordonnées, ça manque cruellement d’organisation. J’ai eu trois appels différents et par trois fois, on m’a proposé d’héberger une famille sans que cela ne se concrétise derrière, malgré le caractère urgent de la situation."

Et de poursuivre: "J’avais dit que la chambre pouvait accueillir deux personnes et on m’a systématiquement proposé une famille de trois. Cela nécessite un peu plus d’organisation mais j’ai accepté. On m’a aussi demandé si j’avais la possibilité d’accepter deux gros chiens, ce qui n’est pas le cas. Pour la troisième famille, c’était un petit chien. Ce n’était pas prévu mais j’ai répondu favorablement et je me suis mis à la recherche d’un panier et de quelques jouets pour que l’accueil soit confortable."

La famille ayant un enfant en bas âge, Lionel Pistone s’était également équipé d’un lit pour bébé. "Mais à aucun moment, Fedasil ne s’est soucié de savoir si j’étais équipé. Les appels n’ont jamais duré plus de quelques minutes…" Pire, la famille aurait dû se débrouiller pour rejoindre le domicile de l’hébergeant. "Quand j’ai demandé comment organiser son arrivée, on m’a répondu qu’elle viendrait en train. Et qu’ensuite, elle marcherait de la gare de Saint-Ghislain à chez moi!"

Une solution difficilement concevable pour le Colfontainois. "J’ai proposé d’aller les chercher, je n’imaginais pas cette famille marcher sur plusieurs kilomètres, avec ses affaires, dans une région qu’elle ne connait pas. J’ai proposé d’aller chercher la famille à la gare. 45’ avant son arrivée, on me prévenait qu’elle ne viendrait finalement pas, sans que je ne puisse en savoir plus." Qu’à cela ne tienne, la porte reste ouverte et une famille est toujours la bienvenue.

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