Un agriculteur de Braine-le-Comte porte des coups sur sa compagne : “Elle se victimise constamment”

Dès 2017, Juliette (prénom d’emprunt) a été victime de coups de la part de son compagnon. Le 24 mai 2020, la jeune femme a pris la décision de quitter le domicile conjugal entraînant une nouvelle scène de violence. Pour l’agriculteur, rien de cela n’est vrai… c’est la faute de Madame.

Margaux Piron
©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI ; DDM T BORDAS TOULOUSE LE 20SEP12 ILLUSTRATION VIOLENCE FAITE AUX FEMMES FEMME BATTUE COUP CONJOINTS DISPUTE VIOLENTE
VIOLENCES FEMMES

Juliette (prénom d’emprunt) et Victor (prénom d’emprunt) se sont rencontrés en 2016. En plein bonheur, le couple semblait aux yeux de tous plus qu’épanoui. Lorsqu’elle est tombée enceinte de son premier enfant, l’idylle a peu à peu perdu de sa magie.

Dès 2017, Juliette a été victime de violences conjugales de la part de son compagnon qui sombrait tout doucement dans l’alcool. Le 24 mai 2020, la jeune femme a décidé de quitter le domicile avec ses enfants. Victor va l’en empêcher en lui portant un coup violent au niveau de la cuisse. Fort heureusement, Juliette est parvenue à s’enfuir au volant de sa voiture.

Agriculteur, le prévenu continue aujourd’hui à nier les faits et ce malgré les constatations des services de police. Ne possédant pas d’antécédent judiciaire, il risque la peine minimum de 15 jours de prison.

“Il ne faut donner aucune crédibilité à ce qu’avance Madame”, a indiqué le conseil de Victor. “Depuis qu’elle a vu sa mère se suicider sous ses yeux, elle est dans un état de détresse. Elle n’hésite même pas à se balader avec des couteaux. Dépendante à l’alcool et aux produits stupéfiants, elle se victimise constamment”.

Des arguments relativement dénigrants qui peuvent laisser sans voix. L’attitude de Juliette aurait donc poussé le prévenu à mettre un terme à la relation et non l’inverse. Comme de nombreux dossiers dans le cadre de violences conjugales, il s’agit de la parole de l’un contre celle de l’autre. L’acquittement de l’agriculteur a été plaidé avec conviction. Jugement le 7 février.

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