Une pétition lancée contre le projet de la sprl Binnemans

Les habitants interpelleront le collège communal ce lundi.

Florian Ducobu
Une pétition lancée contre le projet de la sprl Binnemans

Les envies de développement de la sprl Binnemans vont avoir du plomb dans l’aile. Les habitants des rues des Déportés et des Postes ainsi que du chemin du Pignolet sont en effet bien décidés à s’opposer à la demande de permis d’urbanisme introduite par l’entreprise. Une pétition a également été lancée en ce sens reprenant tous les aspects du dossier qui inquiètent les riverains. Ces derniers interpelleront le collège communal lors du conseil de ce lundi afin d’exprimer leur opposition au projet.

" La société Binnemans se chargeait jusqu’à présent du tri et du stockage de déchets inertes et des matériaux de construction sur son terrain au 167 rue des Postes à Braine-le-Comte", indique Maxime Latinis, habitant du chemin du Pignolet. " Avec un chiffre d’affaires en croissance à deux chiffres durant les 4-5 dernières années, la sprl Binnemans ne vise pas seulement à maintenir et prolonger ses activités actuelles via la demande de permis. Elle souhaite également mener d’autres projets sur son site Brainois qui nous inquiètent tout particulièrement, nous les riverains qui vivons à proximité immédiate de la société."

Plusieurs points retiennent particulièrement l’attention des riverains. Le charroi provoqué par l’extension de la société risque de ne faire qu’augmenter dans une zone où la circulation est déjà chaotique habituellement. La construction d’un carport inquiète également les riverains tant les dimensions leur semblent démesurées par rapport à l’implantation prévue. Des craintes sont également émises par rapport à la pollution des sols ainsi que sur l’utilisation d’un crible et d’un concasseur mobile qui vont être sources de bruits et générateurs de poussières. Les habitants ne possèdent pas non plus de garantie quant à l’absence de déchets d’amiante.

Le dossier de demande de la sprl Binnemans n’était pas en mesure de rassurer tous ces riverains. " Ce dossier n’a pas montré d’éléments susceptibles de nous rassurer par rapport aux nuisances identifiées. Malgré la taille du document, il est très léger, manque beaucoup d’informations et certaines sont très inexactes ou interrogent", poursuit Maxime Latinis. " La fréquence et les horaires de passage des camions semblent en effet inexacts. Le tonnage annuel de matériaux à traiter et la fréquence d’utilisation des machines correspondent quant à eux exactement au seuil légal en dessous duquel l’activité peut générer plus de bruit ce qui a le don de nous interpeller."

Pour toutes ces raisons, les riverains étaient nombreux à répondre à l’avis d’enquête publique qui s’est clôturée le 4 mai dernier. Une pétition a également été signée estimant qu’un tel projet, de par les nuisances qu’il va générer, revêt plus que jamais un caractère industriel et n’est donc pas compatible avec la configuration, l’affectation et la fréquentation du quartier. Les riverains se disent résolus à défendre leurs droits.