Braine-le-Comte: le projet de maison d'accueil pour animaux tombe à l'eau

La Ville n'a pas souhaité injecter une trop grande part du budget communal et manque de personnel pour coordonner le projet.

Elisa Megna
Braine-le-Comte: le projet de maison d'accueil pour animaux tombe à l'eau

A la fin de l'année dernière, un subside de 50.000 euros a été accordé à la Ville de Braine-le-Comte par la ministre wallonne du Bien-être animal, Céline Tellier. Le budget devait permettre à la commune de créer un lieu d'accueil temporaire des animaux provenant d'un public fragilisé, de prévoir des colis alimentaires et de mettre en place une animation avec des animaux au sein des maisons de repos.

"Ce projet visait des animations au niveau des maisons de repos. Il visait aussi la réhabilitation de la maison à la rue Edouard Moucheron pour en faire un lieu d’accueil temporaire des animaux des publics fragilisés donc si une personne est hospitalisée, l’animal aurait pu y être accueillis", explique Ludivine Papeux, échevine du Bien-être animal. "Il y aurait eu des cages pour placer les animaux, un lieu de stockage de nourriture et un cabinet vétérinaire pour les premiers soins. Ce projet a été accepté par le Collège communal".

Malheureusement, prise au dépourvu par l'urgence de la procédure et tenue d'injecter un budget conséquent, la commune a du se résoudre à l'abandon du projet choisissant de privilégier d'autres urgences dans un premier temps. A cela s'ajoute également le manque de personnel nécessaire à la bonne coordination du projet. "Une fois passée la joie d’avoir obtenu ce subside, il a fallu se rendre à l’évidence que malheureusement au niveau financier cela coince pour la simple est bonne raison qu’il a fallu répondre à cet appel dans l’urgence", regrette Ludivine Papleux. "Les budgets pour les différents postes n’ont donc pas mu être affinés par les partenaires et par les services communaux donc nous avons le bâtiment à réhabiliter pour un montant entre 35 et 40.000 euros alors que le budget prévu était de 20.000 euros. Nous avons contacté le cabinet pour avoir une idée de la répartition financière au niveau des frais d’investissement et de fonctionnement, ce qui n’était pas écrit ni dans l’appel à projet ni dans l’arrêté et en fait il y a 26.500 euros pour les frais d’investissement et 23.500 euros pour le fonctionnement, ce qui fait qu’il y aurait une part communale à injecter donc le Collège communal n’a pas souhaité poursuivre.

Et d'ajouter: "Il n'a pas souhaité poursuivre notamment pour cette raison et pour le fait que notre Directeur général nous sensibilise très régulièrement au fait que certains services sont en souffrance, qu’il y a des missions prioritaires, des services urgents pour la population tous les jours. Il nous fallait quelqu’un pour coordonner ce projet un minimum et nous n’avons pas le personnel pour le moment".

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