Enlevés pour la Primus Classic, les ralentisseurs entre Braine-le-Comte et Steenkerque se font attendre

Des incidents impliquant des enfants sont à déplorer. Les ralentisseurs seront bientôt replacés.

U.P.
Enlevés pour la Primus Classic, les ralentisseurs entre Braine-le-Comte et Steenkerque se font attendre

Bien que la route entre Steenkerque et le centre-ville de Braine-le-Comte ne soit pas une ligne droite, cela n’empêche pas des chauffards de s’en donner à cœur et joie. Pour calmer leurs ardeurs, des dispositifs ralentisseurs jalonnaient le tronçon de 6 kilomètres, mais ceux-ci ont été retirés pour le passage de la course cycliste Primus Classic, le 18 septembre dernier. Depuis, un seul a été replacé: celui-ci se situe route de Petit-Rœulx, en entrée d’agglomération.

Entretemps, trois incidents commis par des chauffards ont été recensés, dont deux avec délit de fuite. Deux de ces incidents concernaient des enfants à vélo. "La problématique de la vitesse n’est, hélas, pas neuve, constate Anne-Françoise Petit Jean, conseillère communale écolo à Braine-le-Comte. Il s’agit du chemin le plus court entre la zone d’Enghien et de l’A8/E429 et le centre de Braine-le-Comte, voire Nivelles."

Cette chaussée qui traverse deux villages et deux écoles en zone 30 se révèle à de nombreux endroits peu adaptée à une conduite "sportive", surtout en présence d’enfants. "Force est de constater que les limitations de vitesse en traversée de village sont peu respectées." Et de s’interroger: "Pourquoi les dispositifs ralentisseurs n’ont-ils pas été replacés après la course? Quand seront-ils remis? Et surtout, est-il possible de demander aux services de police de procéder à des contrôles de vitesse sur ce tronçon?"

Léandre Huart, échevin de la mobilité, répond: "oui, les dispositifs vont être remis en place, malheureusement quand on les a enlevés, on a remarqué qu’il manquait certains éléments et du coup on a dû repasser commande de certaines pièces. Le replacement sera programmé quand ces pièces seront arrivées."

Concernant les contrôles, "on peut effectivement en demander, mais on sait déjà que pour des portions similaires, il est très difficile de positionner le radar et les véhicules qui flashent puisqu’il faut un certain recul par rapport à la voirie. Et ici, la voirie ne le permet pas."

Ce qu’entend bien la conseillère de l’opposition, qui plaide aussi pour "mettre des voitures de police à l’heure des entrées d’école pour qu’il y ait un effet dissuasif." C’est en cours de discussion, répond Maxime Daye, bourgmestre. "Avec le chef de corps, on est en train de faire un planning des voitures à aller placer aux écoles, suivant les endroits les plus accidentogènes ou dangereux."