Carton plein à Ronquières: «On a fait bouger des lignes»

Pour le bourgmestre de Braine-le-Comte Maxime Daye, le festival de Ronquières fut une réussite au niveau sanitaire.

Carton plein à Ronquières: «On a fait bouger des lignes»
Le bourgmestre Maxime Daye juge important d’avoir osé organiser un festival de l’ampleur de Ronquières. ©G. La.
Ugo Petropoulos

Il y a deux mois à peine, la Ville de Braine-le-Comte autorisait la tenue du Ronquières Festival dans des conditions normales, à savoir sans masque obligatoire, sans distanciation et avec une jauge normale. Au lendemain d’un évènement qui a vu défiler 40 000 festivaliers sur deux jours, l’heure est au bilan et pour le bourgmestre de Braine-le-Comte, il est à ce stade résolument positif.

«On peut parler de réussite», s’enthousiasme Maxime Daye. «Il y avait une grosse pression et sur mes épaules singulièrement en tant que bourgmestre. J’ai participé à toutes les réunions pour la mise en place de ce Covid Safe Ticket et on voyait les festivals tomber comme des mouches. Tomorrow Land, Pukkelpop… On se posait de plus en plus de questions…»

Maxime Daye choisit de continuer et de faire confiance à l’organisation du festival, tout en élaborant un protocole drastique. «C’est vrai que j’ai été très exigeant en tant qu’autorité administrative et je pense que ça a payé au final. Le commissariat a validé en tirant des grands yeux, car on a été plus loin que leurs recommandations.»

L’imposition du masque jusqu’à l’entrée du festival, vaccination exigée ou testing de toute l’équipe backstage, de l’équipe sécurité, de secours… «Les organisateurs ont été intransigeants: c’était le QR Code (du certificat Covid) ou rien.»

Un cas positif sur 1 000 tests

Pour ceux qui n’étaient pas en ordre de certificat, il y avait possibilité de passer un test antigénique sur place. «1 000 tests ont été réalisés sur deux jours et nous n’avons eu qu’un seul cas positif, qui a donc été refoulé.»

Un bilan sanitaire très satisfaisant donc au terme d’un évènement qui par la force des choses a revêtu plus d’importance qu’un «simple» festival de musique.

«Je pense qu’on a fait bouger des lignes ce weekend. C’était important de le faire. À un moment donné, il faut oser passer au monde d’après, oser revivre, tout en respectant des règles et en s’adaptant à une nouvelle réalité. Ce qui m’enthousiasme aussi, ce sont les excellents chiffres de la vaccination à Braine-le-Comte et de manière générale sur le festival. D’après ce qu’on a ressenti, beaucoup de festivaliers étaient vaccinés. Ça veut dire que les gens vont de l’avant et cela permet de revivre des moments de culture. On a bien fait d’oser et j’espère que ça donnera lieu à des semaines à venir plus positives.»

Si le public était aux anges, en coulisses, l’émotion était également au rendez-vous. «Derrière, j’ai vu des techniciens quasi en pleurs. Ils étaient de retour à préparer une scène après avoir été privés de raison d’être pendant plus d’un an. J’étais très heureux de les voir retrouver une raison de se lever le matin. Y compris pour les artistes, qui ont besoin de défendre leur art devant le public.»

Les yeux embués du chanteur d’AaRON dimanche soir pouvaient témoigner de cette émotion…

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