Tensions sociales chez EpiCURA : la CNE a lancé un ultimatum à la direction

Le syndicat estime que des mesures doivent être prises en faveur des travailleurs.

Emeline Berlier
Action de grève chez Epicura pour dénoncer le manque de personnel hospitalier
Action de grève chez Epicura pour dénoncer le manque de personnel hospitalier ©BELGA

La semaine dernière, le SETca rencontrait la direction du groupe hospitalier EpiCURA et jugeait la rencontre décevante, aucun accord n’ayant été conclu entre les parties. C’est cette fois la CNE qui monte au créneau et dénonce “des conditions de travail désastreuses. ” Le syndicat annonce lancer un ultimatum à la direction afin que des solutions soient trouvées en faveur d’un personnel toujours plus sous pression.

La CNE estime que la direction a jusqu’ici fait “la sourde oreille” face aux revendications exprimées. “Lors de la réunion du 11 janvier, la direction a rappelé les problèmes financiers liés à la situation actuelle : coût de l’énergie, augmentation des factures des fournisseurs, etc. Des problèmes rencontrés par de nombreux établissements”, souligne le syndicat. “Des économies doivent être réalisées. Mais pas au détriment des conditions de travail."

Et de poursuivre : “Les employeurs se plaignent de pénurie de personnel, mais du côté d’EpiCURA, on estime avoir trop de personnel. Les heures supplémentaires explosent pourtant, la charge de travail augmente, les conditions de vie au travail se détériorent fortement. Le personnel dit stop. Il faut des actions immédiates !” Compte tenu du contexte, les équipes syndicales ont analysé “en profondeur”, site par site et service par service, la situation du groupe hospitalier.

“Lors de la réunion de ce mercredi, nous avons pu les détailler à la direction, qui reconnaît à demi-mot la situation. Un ultimatum a été donné. La CNE a réclamé une série d’informations détaillées. Des groupes de travail composés des délégués et de la ligne hiérarchique ont été mis en place pour affiner les problèmes rencontrés dans chaque service et site de l’institution. La CNE a été claire : si des décisions ne sont pas prises, le personnel sera informé et des actions, plus dures qu’une heure d’arrêt, sont envisagées.”

Pour la CNE, “les conditions de travail doivent s’améliorer et les horaires être stabilisés. La non-reconduction des contrats temporaires et le non-remplacement des absences de longue durée envisagés par la direction pour son ajustement financier ne peuvent être acceptés ! ” La prochaine réunion est prévue ce vendredi 20 janvier.

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