Le personnel des hôpitaux d’EpiCURA a débrayé ce lundi en contestation à leurs conditions de travail (Vidéo)

Le SETCa réclame une augmentation des effectifs et des moyens mis à leur disposition.

Florian Ducobu

Le personnel du réseau hospitalier d’EpiCURA de Baudour et Hornu est à bout et a décidé de la faire savoir. Les différents services des deux hôpitaux ont en effet marqué un arrêt de travail sur le coup de 10h pour dénoncer le manque de personnel et de moyens mis à la disposition des travailleurs du secteur hospitalier.

Les mouvements de contestation avaient commencé en début d’année par le dépôt d’un préavis de grève du SETCa, venu à échéance ce 5 janvier. Il mettait en cause le non-maintien de deux personnes la nuit dans les unités, le manque de bras généralisé, la charge de travail qui ne cesse d’augmenter mais également l’organisation du travail déplorable.

Nous dénonçons la gestion et la politique de la direction d’EpiCURA. Alors que la situation sur le terrain est déjà suffisamment critique, la direction a décidé de supprimer 30 équivalents temps plein afin de mettre son budget en équilibre”, relate Patrick Salvi, secrétaire régional SETCa Mons-Borinage. “Nous ne nous opposons pas au fait de faire des économies mais nous ne voulons pas qu’elles soient faites au niveau du personnel.

Le personnel du secteur hospitalier est en effet sous pression depuis de nombreux mois. Une réduction de leur effectif serait donc préjudiciable. “Le service des Urgences a récemment été mis en lumière suite aux nombreuses épidémies qui sévissent. Ce n’est cependant pas le seul à être en souffrance, tous les services le sont”, poursuit Patrick Salvi. “Nous réclamons plus de bras. Des moyens importants ont été consacrés au secteur mais ils n’ont permis uniquement de combler les manquements de plus de dix ans. Nous avons besoin de financements.

Une réunion aura lieu ce mercredi avec la direction du groupe hospitalier pour discuter de l’avenir des travailleurs. Pour le SETCa, il ne sera nullement question de supprimer des emplois. “Nous avons une réunion ce mercredi pour voir ce qu’il va se passer. Il est hors de question de parler de plan d’économie au niveau du personnel. Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation similaire à l’Angleterre, par exemple, où des lits restent dans les couloirs par manque de personnel. Le taux d’absentéisme est élevé en ce moment. Le personnel a donc besoin de bras supplémentaire. Il a également besoin de se sentir soutenu par sa direction. Les pénuries ne peuvent pas systématiquement justifier le manque de bras dans les hôpitaux”, conclut Patrick Salvi.

Par cet arrêt de travail, le SETCa veut donc envoyer un signal fort à la direction.

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