Cinq ans de prison requis contre un Binchois pour traitement inhumain et dégradant

Le ministère public a requis, mercredi devant le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, une peine minimale de cinq ans de prison ferme contre un Binchois poursuivi pour traitement inhumain et dégradant, détention arbitraire, menaces de mort, coups volontaires, violation de domicile et vol avec violence d’un chien.

Cinq ans de prison requis contre un Binchois pour traitement inhumain et dégradant

Les faits ont eu lieu le 1er décembre 2021. La victime est une ex-cohabitante que le prévenu connaît depuis quarante ans. Le prévenu est détenu préventivement depuis les faits.

Interrogé par le tribunal, le prévenu a déclaré qu’il avait été invité par la victime à discuter à la suite de dégâts occasionnés sur sa voiture. Il a déclaré avoir perdu son sang-froid, car elle n’avait pas l’argent, soit 5.000 euros, pour lui rembourser les dégâts.

Le ministère public a relaté les faits gravissimes. "Le prévenu a entravé les poignets de la victime avec de l’adhésif, il l’a attachée à une chaise, il a placé un sac en plastique sur la tête de la victime, l’entourant de scotch. Il s’est assis sur la victime et l’a menacée de mort. Il a déclaré que c’était un jeu", a déclaré le procureur dans son réquisitoire, interpellé par le manque d’humanité chez le prévenu. "Il lui a annoncé sa mort pour un jour prochain, et s’est emparé de son chien, avant de quitter les lieux".

Le prévenu est en état de récidive, car il venait d’écoper de deux ans avec sursis pour des faits de violence et de harcèlement envers une autre dame.

Me Mairiaux, pour la défense, a contesté la notion de traitement dégradant, les coups volontaires, ainsi que les circonstances aggravantes de préméditation et de cohabitation. Quant au chien, la défense admet le vol mais conteste la violence. Un sursis probatoire a été plaidé.

Jugement le 23 mars.

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