Un "non-carnaval" sans débordements majeurs

La police tire un bilan assez positif des jours gras sans festivités officielles.

Ugo Petropoulos
Un "non-carnaval" sans débordements majeurs

Malgré l’annulation des festivités carnavalesques, les Binchois ont été nombreux à déambuler dans les rues de la cité du Gille et à se retrouver autour de multiples verres dans les cafés du centre. Malgré cet afflux de gens venus fêter un non-événement, et pour lequel aucun dispositif spécifique de sécurité n’était donc prévu, la police n’a pas dû déplorer de débordements importants.

La journée la plus difficile à gérer fut celle du dimanche, où la combinaison week-end et beau temps a poussé les Binchois à sortir en masse. "Il y avait beaucoup de monde, mais l’ambiance était très bon enfant", nous indique la zone de police de Binche-Anderlues. Néanmoins, la soirée a été marquée par quelques interventions. "C’était une autre population, plutôt des jeunes gens qui étaient venus pour boire. Il y a eu quelques bagarres et des arrestations administratives."

Suite à l’une de ces bagarres, quatre policiers ont tout de même été blessés, après qu’une table leur ait été jetée quand ils ont voulu intervenir. Heureusement, les autres jours ont été plus calmes.

"Lundi, il y avait moins de monde et l’ambiance était plus familiale, avec beaucoup d’enfants. Si l’apéro confetti était interdit en rue, il a quand même eu lieu, mais dans les cafés. Quant au mardi, il y avait moins de gens que lundi, mais ils ont stagné à partir de midi jusqu’en soirée. Nous avons donc dû fermer l’accès à la Grand-Place pour une question de sécurité."

Les gens présents étaient principalement venus pour se réunir et partager le Mardi Gras ensemble. Les agents, qui avaient reçu hier du renfort des zones de police voisines et de la police fédérale, n’ont pas croisé de gilles costumés ou de batteries rebelles refusant de la mettre en sourdine sur la voie publique.

Quant à la soirée, "nous avons eu quelques débuts de bagarre entre 21h et minuit, mais celles-ci ont rapidement pris fin. Nous avons procédé à moins de 10 arrestations administratives." La fermeture des cafés est intervenue à 1h du matin, sans anicroches.