Elle est poussée dans les escaliers par son compagnon alcoolique à Mons : “Je ne supportais plus ses réactions”

Lors d’une dispute, la victime a violemment été poussée dans les escaliers. Amenée aux urgences deux jours après les faits, l’ex-compagne du prévenu présentait notamment de nombreuses fractures et sa chute avait entraîné une hémorragie au niveau de la tête. Ses jours étaient en danger…

Margaux Piron
Tribunal
Au cours de son audition, Denis a indiqué avoir poussé “doucement” sa compagne qui était en état d’ivresse. ©Photonews

Ensemble depuis peu, la relation entre Denis (prénom d’emprunt) et sa compagne de l’époque semblait plutôt tumultueuse. Alors que l’alcool coulait à flots au sein du couple, une violente dispute a éclaté en octobre 2020. La victime a notamment subi plusieurs coups avant d’être poussée violemment dans les escaliers.

La victime a seulement été amenée aux urgences deux jours après les faits. L’équipe médicale a directement pris son état au sérieux. Elle présentait notamment de nombreuses fractures et sa chute avait entraîné une hémorragie au niveau de la tête. Les jours de la victime étaient par ailleurs en danger. Les services de police ont directement été interpellés dans le cadre de ce dossier de violences conjugales.

”J’ai dit n’importe quoi sous la pression des policiers”

Au cours de son audition, Denis a indiqué avoir poussé “doucement” sa compagne qui était en état d’ivresse. “Elle avait bu trois bouteilles de vin rosé. Elle avait donc des difficultés à garder son équilibre”, s’est-il exclamé. Une fois la victime au sol, le prévenu avait précieusement pris la peine de la remonter à l’étage avant de nettoyer les taches de sang éparpillées. Il a également déclaré l’avoir poussé car il ne supportait plus ses réactions au quotidien. Un discours qu’il conteste pourtant aujourd’hui : “J’ai dit n’importe quoi sous la pression des policiers”.

À ce jour, Denis n’entretient plus aucun contact avec son ex-compagne. Gravement malade et ayant notamment été atteint d’un cancer de la gorge, le prévenu séjourne dans une maison de repos. Pour le représentant du ministère public, sa place n’est pas en prison. Un sursis le plus conséquent possible a donc été sollicité. Le jugement sera prononcé le 16 février prochain.

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