Mons: le procès de deux médecins d'Epicura Hornu reporté au 16 janvier

Le procès de deux médecins de l'hôpital Epicura d'Hornu, poursuivis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger, prévu lundi devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons, a été reporté au 16 janvier 2023. Le président du tribunal a été testé positif au Covid, a-t-on appris lors de l'audience.

Belga
 Les ateliers se déroulent ce jeudi, sur le site athois, qui a récemment inauguré sa nouvelle aile.
Photo prétexte ©COM.

Le 28 novembre 2015, un adolescent âgé de 14 ans a été renvoyé chez lui après un passage aux urgences. Il est décédé le soir-même.

Le jeune homme se sentait mal et avait des frissons. Le médecin urgentiste, sous conseil d'un pédiatre, lui a administré une aspirine et un anxiolytique, estimant qu'il s'agissait d'un début de grippe. Or, le jeune homme souffrait d'un syndrome Opsi, depuis qu'on lui avait enlevé la rate à l'âge de cinq ans.

Lors d'une précédente audience, le tribunal avait auditionné un collège d'experts, qui avait conclu que des erreurs avaient été commises par les deux médecins.

Le malade avait été pris en charge par un médecin urgentiste, spécialisé en chirurgie vasculaire, qui ne s'est pas rendu compte du risque infectieux. Le collège des experts estime que ce risque aurait dû interpeller l'urgentiste, lequel avait la possibilité de s'informer par la littérature médicale, accessible sur internet notamment.

En outre, l'urgentiste n'a pas pris en compte le dossier médical mentionnant les antécédents du patient. Selon les experts, il y avait accès et il se devait de dresser un tableau général du patient.

Il n'a pas non plus pris en compte les informations données par les parents au sujet des antécédents. Ces derniers réclamaient un antibiotique, comme celui qu'un autre médecin avait administré au jeune homme en 2010.

L'urgentiste n'a pris en considération que l'avis d'un pédiatre, par le biais de communications téléphoniques. Les deux médecins sont poursuivis dans cette affaire, au même titre que l'hôpital, personne morale.

Enfin, les experts ont mis en évidence quelques lacunes dans le dossier médical joint au dossier.

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