Jurbise : A 80 ans, il frappe pour la première fois sa femme après 58 ans de mariage

Pour lui, il s’agissait d’une simple petite dispute…

Margaux Piron
Sous la colère, il a violemment attrapé sa femme par les cheveux
Sous la colère, il a violemment attrapé sa femme par les cheveux ©ÉdA – 301892341130

Le 21 janvier 2022, à la suite d’un différend à propos de l’argent, Grégoire (prénom d’emprunt) a porté plusieurs coups sur son épouse à leur domicile de Jurbise. Sous la colère, il a violemment attrapé sa femme par les cheveux pour l’extraire du véhicule, l’a posé sur le capot en la frappant au visage avant de la pousser sauvagement contre un tracteur tondeuse.

À la barre du tribunal correctionnel de Mons, le prévenu, âgé de 80 ans, a déclaré que c’était la première fois qu’il s’en prenait de cette manière à l’égard de sa femme "J’ai beaucoup de regrets", a-t-il confié. "C’était une simple petite dispute".

Le couple est aujourd’hui marié depuis 58 ans. Pour la juge Neroni, "c’est assez interpellant que cela se produise après tant d’années de vie commune. Ces faits sont loin d’être anodins". Pourtant, l’audition de la victime dévoile une tout autre histoire des faits…

"La femme de Grégoire a précisé qu’elle recevait fréquemment des coups depuis leur mariage", a précisé le représentant du ministère public. Par ailleurs, contrairement à ses déclarations, il n’est pas à ses premiers déboires."Le prévenu a déjà été interpellé pour avoir, en 1995 porté un coup de couteau à sa femme au niveau du bras gauche et en 2005, pour l’avoir frappé au niveau de la tête".

Sur ces faits anciens, l’homme originaire de Jurbise n’a pas voulu se prononcer.

Toujours dans ses déclarations auprès des services de police, la femme de Grégoire a stipulé que son mari "est excessivement jaloux et la soupçonne de le tromper. Cette dame craint pour sa vie", a ajouté le représentant du ministère public. Vu la gravité des faits, une peine de six mois de prison a été requise.

"À mon âge, je ne suis certainement pas jaloux", a expliqué le prévenu. "Il lui arrivait d’être au téléphone et de raccrocher subitement quand je pénétrais dans une pièce. Cela s’arrête là", a-t-il conclu. Le conseil de Grégoire a quant à lui, sollicité une suspension simple du prononcé. Le jugement sera prononcé le 6 décembre prochain.