En difficulté, la boutique de seconde main Maison Romy se lance dans la vente de vêtements au kilo

Emeline Berlier
La Maison Romy a ouvert ses portes dans la rue des Capucins, à Mons.
La Maison Romy a ouvert ses portes dans la rue des Capucins, à Mons. ©D.R.

En avril dernier, Maison Romy ouvrait ses portes et s’ajoutait ainsi aux commerces déjà implantés dans la rue des Capucins, à Mons. Huit mois plus tard, l’enseigne de seconde main tente d’innover et de se montrer compétitive pour attirer la clientèle. Sa situation économique n’est en effet pas au beau fixe. La faute à la localisation du magasin, selon la jeune gérante, Romane Vega.

“Je peux compter sur des clients habitués, heureusement. Mais la rue des Capucins n’est pas très porteuse car aucune animation organisée par la ville de Mons ne passe par ici. Elles sont davantage concentrées dans le haut du piétonnier, les gens s’y concentrent donc plus logiquement. Je pense que la seconde main séduit et attire. Mais les clients, s’ils ne connaissent pas l’enseigne, ne passent pas nécessairement devant la boutique”, regrette la Montoise.

Un concept qui séduit

D’où l’idée de proposer des tarifs particulièrement attractifs. Depuis ce mois d’octobre, des ventes au kilo sont ainsi possibles. “C’est un concept qui fonctionne bien. Pour 12 euros, les clients peuvent faire leur choix sur l’ensemble du magasin. En fonction du poids des produits choisis, ils en auront plus ou moins. Si l’on doit donner un exemple, on peut dire qu’ils auront trois t-shirts et deux bons pulls."

La Maison Romy a ouvert ses portes dans la rue des Capucins, à Mons.
La Maison Romy a ouvert ses portes dans la rue des Capucins, à Mons. ©D.R.

L’opération est toute récente. Romane Vega se donne donc le temps de voir comment les clients réagissent. “Je dois admettre que je compte dessus car j’ai davantage l’impression de tenter de survivre depuis quelques mois. Je peux faire des journées à 150 euros comme d’autres à seulement 10 euros. C’est assez compliqué.” Aux produits sélectionnés avec soin, la commerçante s’est laissé séduire par un arrivage de jeux pour enfants.

“On approche des fêtes de fin d’année, je pense que ça plaira à de nombreuses familles”, ajoute encore la gérante. Et si l’enseigne Les Petits Riens vient de s’installer dans la rue commerçante, cette dernière n’estime pas être en concurrence avec elle. “Je reste persuadée qu’il y a de la place pour tout le monde.” Reste donc à espérer que les clients se fassent plus nombreux. Dans le cas contraire, Maison Romy pourrait bien ne pas tenir le choc.