Mons: la majorité réclame le rétablissement de la liaison Thalys Mons-Paris

Le ministre fédéral de la mobilité a été sollicité par les élus PS-Ecolo.

E. Brl.
Mons: la majorité réclame le rétablissement de la liaison Thalys Mons-Paris
©AVPRESS

Pourra-t-on à nouveau bientôt rejoindre Paris au départ de Mons? Rien n’est moins sûr mais c’est le souhait exprimé par le collège communal de Mons, qui a profité du lancement des discussions relatives au futur contrat de gestion de la SNCB pour remettre le sujet sur la table. Le ministre fédéral des transports, Georges Gilkinet (Ecolo) a ainsi été sollicité afin qu’une solution soit trouvée en vue de rétablir la liaison Mons-Paris.

Pour la majorité PS-Ecolo, il est primordial de restaurer une liaison ferroviaire régulière entre les deux villes. "Aujourd’hui, de nombreux habitants de Mons-Borinage souhaitant se rendre à Paris sont obligés de se rendre à Bruxelles, Lille, Maubeuge ou Valenciennes, pour y prendre le train. A cela s’ajoute la suppression, d’ici décembre, de la liaison Mons-Aulnoye. Il n’y aura donc plus aucune liaison transfrontalière au départ de la cité du Doudou", regrettent les élus montois.

"Cette situation est anormale. A l’heure où les déplacements en train s’imposent comme une évidence, la remise en place d’une liaison ferroviaire vers Paris semble plus que jamais indispensables. Mons, Chef-lieu du Hainaut et capitale culturelle de la Wallonie se doit de bénéficier d’une liaison transfrontalière ferroviaire efficace. Dans l’autre sens, qu’il s’agisse des travailleurs venant prester dans nos entreprises et institutions, des étudiants qui suivent leurs études supérieures à Mons ou encore des touristes venant visiter Mons et ses nombreuses attractions culturelles et récréatives, le train doit rester une option crédible et confortable, tant d’un point de vue économique qu’écologique."

Pour rappel, le gouvernement précédent avait supprimé la liaison Thalys qui permettait aux Montois, depuis 1846, de bénéficier d’une liaison journalière avec la capitale française. En 2015, le gouvernement décidait de mettre fin à la liaison à grande vitesse reliant la Wallonie (Namur, Charleroi et Mons) à Paris. Cette décision "incompréhensible" avait suscité une réaction forte de la population et des forces vives régionales, d’autant plus que le trajet bénéficiait d’un taux d’occupation élevé, ce qui démontre que la demande est bien réelle.