Violeur de la Sambre: Dino Scala condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers, acquitté pour deux des 56 faits

La peine, Dino Scala n’en avait cure. Il écope de 20 ans de réclusion criminelle ce vendredi 1er  juillet 2022 avec une peine de sûreté des deux tiers, comme l’avait requis l’avocat général. Dino Scala a donc été reconnu coupable de 54 préventions de viols, tentatives de viols ou agressions sexuelles. Il a été acquitté pour deux faits.

A Douai, Thomas Longrie
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Vingt ans. La défense espérait sans doute. Croyait avoir marqué des points, avoir convaincu le jury. Suffisamment en tout cas pour persuader les jurés, le président de la cour d’assises et ses assesseurs de la suivre.De ne pas condamner Dino Scala, un Français de 61 ans présenté comme le violeur de la Sambre, à l’ensemble des 56 préventions reprochées. Sur les 56 victimes de tentatives de viol, d’agressions ou de tentatives d’agression sexuelle, commis entre 1988 et 2018 près de son domicile, autour de la Sambre, rivière traversant la frontière franco-belge, Dino Scala a été reconnu coupable de 54 préventions, la cour acquittant l’accusé de deux préventions.

Il écope de la peine la plus lourde. Soit 20 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté des deux tiers.

"Vu les articles du code pénal, (...) la cour et le jury réunis, après avoir délibéré, condamnent à la majorité de 7 voix au moins l’accusé à 20 ans de réclusion criminelle", a indiqué le président de la cour d’assises. Une période de sûreté aux deux tiers de la peine a été prononcée.

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La cour d’assises a ordonné, en outre, que l’accusé devra faire l’objet d’une mesure de suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, avec une injonction de soins. Il devra aussi satisfaire aux obligations particulières suivantes: établir sa résidence dans un lieu déterminé, réparer les dommages causés par l’infraction, ne pas entrer en contact avec les victimes, et l’interdiction de paraître dans le département du Nord de la France. En cas de non-respect de ces obligations, l’accusé encourt cinq ans de prison supplémentaires.

La cour a constaté l’inscription de l’accusé au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).

L’accusé a dix jours pour interjeter appel.