Drame de Strépy-Bracquegnies: l’avocat du chauffeur demande une détention sous surveillance électronique

Le chauffeur du drame de Strépy-Bracquegnies comparaissait pour la troisième fois devant la Chambre du Conseil ce mardi.

La Rédaction
Drame de Strépy-Bracquegnies: l’avocat du chauffeur demande une détention sous surveillance électronique

Ce mardi, Paolo F., le chauffard à l'origine du drame de Strépy-Bracquegnies, comparaissait devant la Chambre du Conseil de Tournai. Pour cette troisième comparution, son avocat, Frank Discepoli, a demandé la détention sous surveillance électronique. "Le ministère public a affirmé que le seul risque lié à une libération de mon client serait qu'il récidive. C'est pourquoi j'ai demandé à ce qu'il bénéficie de la détention sous bracelet électronique car par définition, il ne pourra pas conduire s'il est sous bracelet", a déclaré l'avocat à nos confrères de Sudinfo. ""Ce que je demande, c'est qu'il soit maintenu en détention, ce n'est pas une libération. C'est être maintenu en détention très stricte mais dans un univers qui n'est pas l'univers carcéral qui n'apporte absolument rien ni à lui, ni aux victimes d'ailleurs, je pense", a-t-il ajouté auprès de nos confrères de RTL INFO. La Chambre du Conseil devrait rendre sa décision ce mardi. Cette même chambre avait déjà confirmé à deux reprises par le passé la détention de Paolo Falzone.

Pour rappel, Paolo F. avait foncé dans la foule lors du ramassage des gilles au Carnaval de Strépy-Bracquegnies le 20 mars dernier. Au total, six personnes ont perdu la vie tandis que dix autres ont été gravement blessées. Il avait été placé sous mandat d'arrêt le 22 mars et inculpé d'homicide involontaire. Le passager, Nino, avait quant à lui été libéré sous conditions, mais avait néanmoins été inculpé de non-assistance à personne en danger. L'analyse toxicologique avait révélé que le conducteur n'était pas sous l'influence de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits.