Colfontaine: la réserve naturelle de Marcasse se dévoile exceptionnellement au public

L'ancien charbonnage, devenu un refuge pour des espèces rares, sera à découvrir lors des journées portes ouvertes des réserves naturelles.

Ugo Petropoulos
Colfontaine: la réserve naturelle de Marcasse se dévoile exceptionnellement au public

Depuis la fin de l'exploitation des charbonnages, la nature a repris ses droits sur les terrils. Une faune et une flore s'y sont développés au point que certains sont devenus des refuges pour des espèces rares. C'est notamment le cas de l'ancien charbonnage Marcasse à Colfontaine. Devenu une réserve naturelle, il accueillera exceptionnellement les visiteurs lors de la deuxième édition des Réserves naturelles portes ouvertes organisées par Natagora partout en Wallonie.

"Cette réserve fut créée en 2007, explique Yves Carlier, volontaire chez Natagora et coordinateur de l'événement "Marcasse et alentours". Elle englobe plusieurs sites miniers: le terril Marcasse, le terril n°3 du Grand Buisson et trois terrils en bordure de Colfontaine. S'ajoute le terril n°6 à Hornu et Wasmes, qui n'est pas dans le périmètre de la réserve naturelle, mais que nous gérons par convention avec la commune de Colfontaine."

Éviter le reboisement complet

Cela représente une surface de 40 ha sur lesquels les volontaires s'efforcent de conserver des espaces ouverts. "Pour la plupart, les terrils se sont boisés car ces terrains sont à l'abandon depuis de nombreuses années. Mais l'intérêt de garder des milieux ouverts, qui ne sont pas recouverts d'arbres, est de garder un patrimoine floristique unique, qui ne peut se développer chez nous que sur un terril. Cela attire une faune, des pollinisateurs et des insectes vivant dans des milieux plus chauds et qui sont rares chez nous."

Le travail des volontaires consiste essentiellement à dégager les espaces et empêcher les plantes invasives de coloniser tout l'espace. Les fléaux de la réserve se nomme renouée du Japon, balsamine de l'Himalaya..."Nous sommes fortement touchés par le buddleia (arbre à papillons) et le cerisier Tardif. Ce sont des plantes exotiques et pionnières: une fois qu'elles sont installées quelque part, c'est très compliqué de les éradiquer."

Lieu fragile

Le but, n'est d'ailleurs pas là, mais plutôt de limiter leur développement. Pour cela, les gestionnaires de la réserve bénéficient d'un soutien logistique de Natagora et du coup de main des volontaires, qui sont une vingtaine à se relayer pour tenir la réserve. "Nous nouons également des collaborations avec des institutions s'occupant de personnes handicapées", qui viennent s'oxygéner lors d'activités sur le site de la réserve.

Ce samedi 21 mai sera une occasion exceptionnelle de découvrir certaines parties de la réserve naturelle, surtout le terril de Marcasse. "C'est un lieu qui n'est pas très adapté à la promenade. C'est le site le plus fragile, qui n'est pas très adapté à la promenade. Si on commence à le piétiner, il sera encore plus vulnérable aux plantes invasives." Le départ des balades se fera entre 13h30 et 15h30. Le parcours est prévu pour durer deux heures. Les coordonnées GPS du point de rendez-vous seront envoyées après inscription auprès de Yves Carlier (0474 41 95 95 ou carlier.yves60@yahoo.fr).