À bout, un restaurateur sonégien lance un appel à l’aide pour sortir de l’impasse

Il doit faire face depuis plus de deux ans à des coupures de courant à répétition et à un propriétaire peu scrupuleux.

F.D.
À bout, un restaurateur sonégien lance un appel à l’aide pour sortir de l’impasse

Qui pourra aider Patrick Majorelle? C’est la question que se pose depuis de nombreux mois ce restaurateur de la chaussée de Mons à Soignies. En octobre 2019, il décide avec son épouse de reprendre la Taverne 1928 pour y implanter son restaurant "Les jours heureux". Ce qui devait être une belle expérience tourna rapidement au vinaigre. En cause? La présence d’un seul compteur Ores pour l’ensemble du restaurant et du magasin tenu par le propriétaire des lieux. Un contrat de bail avait alors été signé indiquant que Patrick n’aurait pas à payer l’électricité tant qu’un deuxième compteur ne serait pas installé. C’est là que les ennuis de Patrick Majorelle et de sa femme commencèrent.

"Un seul compteur n’est pas suffisant pour prendre en charge tout le restaurant, je dois donc bien veiller à couper les machines que je n’utilise plus avant d’en prendre une autre. Lorsque j’oublie, le compteur saute. On a beau prévenir les clients, la situation n’est pas confortable pour eux ni pour nous", confie Patrick Majorelle, patron du restaurant "Les jours Heureux". "Six mois après avoir repris le restaurant, le propriétaire m’avait annoncé qu’il n’y a pas moyen d’installer un second compteur Ores pour mon restaurant. Le confinement est ensuite passé par là faisant ralentir les choses. En mai de l’année dernière, j’ai donc décidé de taper du poing sur la table pour enfin avoir ce compteur."

Alors que la situation était déjà difficilement gérable pour le restaurateur, elle allait encore s’aggraver après cela. "Avant la reprise de nos activités en mai 2021, mon propriétaire m'avait demandé de participer aux charges malgré ce que stipulait notre contrat de bail. Nous avions tout de même accepté cet arrangement afin de ne pas avoir une somme trop importante à payer par la suite, puisqu'un décompte devait être fait après les placements des compteurs que nous espérions toujours", explique Patrick Majorelle. "Mon propriétaire a ensuite commencé à demander que l’on règle des factures à sa place pour des montants allant de 1 600 euros à plus de 2 000 euros. Si nous ne le faisions pas, l’électricité serait coupée et nous ne pourrions plus ouvrir notre restaurant. Nous avons donc payé.Nous avons finalement eu ce jeudi 28 avril la mauvaise surprise de recevoir la visite d'un technicien de chez ORES qui nous a signifié, en l'absence du propriétaire, que celui-ci était en défaut de payement et que nous avions 5 à 7 jours pour régler une somme de 6 499,88 euros au risque de se voir couper l'électricité et le gaz."

Pour tenter de mettre fin à son calvaire, Patrick a voulu mettre un nouveau compteur à ses frais. Mais une fois encore, il n’était pas au bout de ses surprises. "Lors du paiement des factures de mon propriétaire, j’ai profité d’avoir son numéro de client pour demander la pose d’un second compteur", poursuit-il. "C'est alors que l'on m'apprend qu'étant donné que je n'ai pas d'adresse différente de mon propriétaire je ne peux bénéficier d'un second compteur. Je prends alors contact avec le service Cadastre à Mons qui me renvoie vers le service Urbanisme de Soignies. Ce dernier me dit que mon propriétaire est en ordre pour leur service et qu'il n'y a donc rien à faire. Face à cet imbroglio, personne ne pouvait m’aider."

Parallèlement à cela, il intenta une action en justice contre son propriétaire. "J'ai pris contact avec un avocat et lancé une procédure auprès de la justice de paix de Soignies. Lors de notre première audience, mon propriétaire nous apprend, qu'en plus des divers manquements qu'on lui reproche, celui-ci nous a pris notre caution locative de 6 000 euros et est incapable de nous la restituer", s’insurge-t-il. "Nous nous sommes ensuite rendus au tribunal en octobre 2021 mais le verdict ne sera rendu qu’en décembre prochain. Aujourd'hui, le magasin de mon propriétaire est définitivement fermé et sa société, au dire de son avocat, est au bord de la faillite. On nous a donc proposé de reprendre le compteur à notre nom mais nous avons refusé puisqu’il n’est pas suffisamment puissant pour notre restaurant. Nous sommes donc face à une impasse."

Patrick Majorelle tente donc désespérément de trouver une solution à son problème qui dure depuis plus de deux ans. Nous avons tenté de joindre l'échevine de l'Urbanisme et la bourgmestre de Soignies afin de voir si des solutions pouvaient être trouvées mais nos appels sont restés sans réponse.