Permis refusé pour la liaison électrique de la centrale TGV

Cette décision fait office de bonne nouvelle pour les communes, opposées au projet.

Florian Ducobu
Permis refusé pour la liaison électrique de la centrale TGV

Les communes de Seneffe et Manage viennent de remporter un combat important dans le dossier qui les oppose au projet de construction d’une centrale turbine-gaz-vapeur (TGV) au sein du parc industriel de Seneffe-Manage. Le permis permettant de mettre en place la liaison électrique vers Courcelles vient en effet d’être refusé par la Région wallonne. Une nouvelle qui aura de quoi mettre du plomb dans l’aile au projet, qui ne peut aboutir sans liaison électrique.

Le dossier avait déjà fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. Les communes de Manage et Seneffe avaient en effet déposé des recours contre le projet de centrale TGV auprès de la Région wallonne. Les Ministres Borsus et Tellier n’ayant pu trouver un accord commun, le projet avait été accepté par manque de décision. Un recours auprès du Conseil d’État avait alors été déposé par les deux communes concernées.

Bien qu’elles éprouvent des difficultés pour mettre des bâtons dans les roues du projet de construction de la centrale TGV, les communes ont tout de même pu remporter une belle bataille récemment. " Les centrales TGV ont besoin d’être raccordées au gaz et à l’électricité pour fonctionner. Un permis de liaison électrique avait donc été déposé afin de joindre la ligne haute tension de Courcelles. Ce dernier a néanmoins été refusé par la Région wallonne il y a quelques jours", se réjouit Bénédicte Poll, bourgmestre de Seneffe.

Sans accès à l’électricité, la centrale TGV pourrait bien ne pas voir le jour. Le dossier devra donc être revu par la société Bali Wind, porteuse du projet.

Pour rappel, les impacts environnementaux et visuels de ce projet avaient poussé les deux communes concernées à s’y opposer. D’autres endroits plus appropriés peuvent en effet accueillir cette centrale TGV en impactant considérablement moins les habitants des deux communes.

" Une tour de 70 mètres de haut est prévue en entrée de ville de Seneffe et Manage. Même si l’on est en zone industrielle, il y aura des habitations à 50 mètres, dont l’arrière donnera sur un bâtiment de 50 mètres de haut et sur plusieurs autres tours de 24 mètres. Cela aura donc un impact visuel énorme. Les émissions de CO2 du site seront similaires à celles de 600000 voitures, l’impact environnemental est donc tout aussi colossal. Les dégagements de fumées seront également importants. Des dispositifs de captage de 25% du CO2 étaient initialement imposés avant d’être enlevés. Toutes ces raisons nous poussent à nous opposer au projet", explique Bénédicte Poll.

Les communes de Seneffe et Manage resteront attentives aux décisions du Conseil d’État pour connaître la suite des événements.